Détenu abattu : le tireur présumé mis en examen

le 30 septembre 2008 à 17h41 , mis à jour le 30 septembre 2008 à 18h33

Au cours de sa garde à vue, le suspect a continué à nier les faits, affirmant qu'il était "occupé à ramasser les champignons" au moment de la fusillade.

prison grenoble VarcesLa prison de Varces-Grenoble © TF1/LCI

Deux jours après la mort d'un détenu à la maison d'arrêt de Varces (Isère) lors d'une fusillade, le tireur présumé a été mis en examen mardi à Lyon pour "meurtre en bande organisée en récidive", "tentative de meurtre en bande  organisée en récidive" et "association de malfaiteurs". Il a ensuite été écroué, selon le procureur de la République de Lyon.
 
Au cours des 48 heures de sa garde à vue, Cet ancien chef d'une bande de braqueurs a "continué à nier les faits", selon le procureur, affirmant qu'il était "occupé à ramasser les champignons" au moment de la fusillade. Le récidiviste condamné à 20 ans de réclusion dans une affaire de vol à main armée à Montpellier, avait été interpellé peu après la fusillade dimanche à Vif, commune voisine de Varces. Il était muni de l'arme présumée du crime, un fusil à lunette de calibre 7,65 mm, une arme de précision, encore chaude, selon les enquêteurs.

"300 détenus pour environ 200 places"

Au total "cinq coups de feu" ont été tirés depuis l'extérieur de la prison  par le tireur embusqué sur une colline surplombant la cour de promenade où se  trouvaient les victimes. Cet assassinat s'inscrit dans la guerre des gangs qui  ensanglante la région grenobloise depuis février 2007, faisant 10 morts à ce  jour. La victime était le frère de Lasaad Lamiri, dont le meurtre en 2003 à Fontaine (Isère) avait été le prélude à cette série de règlements de compte. Le défunt devait en outre témoigner, en tant que partie civile, au procès en  appel à Valence de trois des cinq meurtriers présumés de son frère, acquittés en  2007. Les deux autres ont été assassinés.

Le parquet de Grenoble s'était dessaisi du dossier lundi soir au profit de  la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon, qui traite déjà les  affaires du grand banditisme grenoblois. La maison d'arrêt de Varces, construite en 1972 dans un endroit isolé de la  petite ville de Varces, au sud de Grenoble, accueille "environ 300 détenus pour environ 200 places", selon l'administration pénitentiaire.
 
D'après agence

le 30 septembre 2008 à 17:41
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