Image d'archives © TF1/LCILes journalistes, gendarmes et représentants de l'Etat qui participaient, mercredi, à l'inauguration de deux nouveaux radars fixes placés à l'entrée et à la sortie d'un tunnel sur l'autoroute A11, près d'Angers, ne s'attendaient pas à assister pour le même prix à la réalisation en direct de deux infractions tout aussi imprévues que spectaculaires.
La première infraction, comme le révèle Ouest-France, a concerné un automobiliste contrôlé à 183 km/h à bord de son coupé Audi-quattro, au lieu des 90 km/h règlementaires. Les gendarmes, présents en masse, se sont empressés de le rattraper à l'aide de leur "subaru", leur voiture rapide. "Au même moment, sur l'échangeur 17, là même où tout le monde était rassemblé pour l'inauguration, explique à LCI.fr le Major Clémenceau, adjoint au commandant de l'Escadron de sécurité routière du Maine-et-Loire, c'est un conducteur de 84 ans qui a fait la surprise d'arriver à contresens". Rapidement stoppé dans son élan par un motard de la gendarmerie, le papi s'est vu distribuer un timbre-amende de 90 euros. Quant au jeune homme qui conduisait à 183 km/h, il s'est vu infliger une mesure conservatoire de quatre mois de suspension de permis en attendant sa convocation le 18 janvier prochain devant le tribunal correctionnel.
Magali Delatte, sous-préfète et directrice du cabinet du préfet de Maine-et-Loire, n'en demandait pas tant pour illustrer "l'utilité de ses radars fixes". "Ces infractions sont bien représentatives des comportements qu'on essaie de traquer, explique-t-elle sur LCI.fr. La sécurité routière est un vrai problème d'ordre public. Nous avons 60 morts par an chez nous sur nos routes. C'est intolérable et pourtant, on a l'impression que les gens sont indifférents à cela. Je fais confiance à la justice pour appliquer la tolérance zéro à leur égard".
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