Il tire sur son supérieur et se suicide

le 10 septembre 2008 à 12h42 , mis à jour le 10 septembre 2008 à 17h33

Un gendarme s'est suicidé mercredi avec son arme de service dans la gendarmerie de Château-Gontier après avoir grièvement blessé son supérieur lors d'une altercation.

carte laval Château-Gontier © TF1-LCI

"C'est un coup de folie d'un adjudant de 40 ans", a estimé dans l'après-midi le procureur de Laval, en racontant les faits. Un adjudant de la gendarmerie nationale affecté à la brigade territoriale de Château-Gontier (Mayenne) s'est suicidé mercredi avec son arme de service dans la gendarmerie, après avoir grièvement blessé par balles lors d'une altercation son supérieur hiérarchique, a indiqué la gendarmerie. 

Mercredi, vers 8h20, l'adjudant, un homme marié, père de quatre enfants, "a eu un incident avec certains de ses collègues. Il a sorti son arme de service et a fait feu à plusieurs reprises sur son supérieur hiérarchique, le lieutenant qui dirige la communauté de brigades de Château-Gontier et qui était venu jouer un rôle de modérateur dans cette altercation", a raconté le procureur. Il a ensuite "retourné son arme et s'est suicidé", a ajouté le procureur, qui a ouvert une enquête judiciaire pour établir les circonstances précises du drame. Une enquête administrative a aussi été diligentée par l'inspection de la gendarmerie.

Un "parcours exemplaire"

Le major-général de la gendarmerie nationale, Jacques Mignaux, venu lui aussi sur les lieux, a affirmé de son côté qu'il n'y avait "pas de tensions particulières ou de contentieux entre ces personnes au sein de l'unité". De plus, "l'adjudant avait un parcours très régulier, exemplaire, et avait construit une vie familiale normale et équilibrée", a-t-il ajouté. "Tout le monde est abasourdi. Aujourd'hui, la gendarmerie est endeuillée, elle vient de perdre un de ses militaires, un autre lutte contre la mort", a conclu le général Mignaux, en exprimant une "pensée pour les familles et pour les collègues qui sont durement marqués et éprouvés". 

Le lieutenant qui a reçu plusieurs balles dans la poitrine se trouve en effet "dans un état critique", a expliqué le responsable de la communication de la gendarmerie pour les Pays-de-la-Loire. Les locaux de la gendarmerie ont été totalement bouclés. Une cellule de soutien psychologique de la direction générale de la gendarmerie nationale se rend sur les lieux. Le major-général de la gendarmerie nationale et le commandant de la région des Pays-de-la-Loire se sont rendus sur place, ainsi que le procureur, le préfet de la Mayenne et le maire de Château-Gontier. 

(D'après agence)

le 10 septembre 2008 à 12:42
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16 Commentaires

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  • Jean-Pierre, le 10/09/2008 à 18h23

    Ce n'est pas le premier à se suicider sur son lieu de travail ou à cause de son travail... Mais là c'était un Gendarme, il était armé ! Trop de pression, trop de stress, trop de tout... Et un jour, il faut que l'abcès éclate ! Pauvre gars, il devait avoir quand-même ses raisons... Un gendarme ne devient pas fou comme ça ! Trop facile comme explication Monsieur le procureur... On ne nous dis pas toute la vérité !

  • Jeanot, le 10/09/2008 à 18h12

    Ce drame est arrivé, d'autres suivront, on ne peut tirer éternellement sur la ficelle. Cette institution est devenue obsoléte par la faute de la hiérarchie, pas de communication, trop de stress,

  • Heidi, le 10/09/2008 à 17h22

    Je trouve regrettable que des drames au sein de l' équipe doivent se présenter pour qu'on veuille en tenir compte ; pourquoi ne pas enrayer dés l'éclosion du stress ?

  • Un français triste, le 10/09/2008 à 16h56

    Vive le Tazer, au moins ça ne tue pas...

  • Jonathan, le 10/09/2008 à 16h47

    Je suis gendarme esr et j ai travailler pendant 3 semaine dans cette brigade je suis bouleversé par ce drame sachant que je connais les collègues condoléances a la famille et j espère que le lieutenant va s en remettre hommage aux collègues

  • Sylvain, le 10/09/2008 à 16h45

    Mais que se passe t il dans cette institution. Après malakoff, chateau-gonthier à nouveau deux familles vivent un drame. Pression de la hierarchie ou des pouvoirs publics, différend dans la caserne, nous ne serons jamais le motif exact mais un malaise profond semble étre installé dans la gendarmerie.

  • Cain, le 10/09/2008 à 16h34

    Condoléances aux familles et courage aux militaires de l'unité concernés ils vont en avoir besoin

  • Takamaka, le 10/09/2008 à 16h33

    70 heures par semaines ( jour, nuit), le planning 8 jours avant ! des pressions , du stress pas assez d'effectifs pas de reconnaissances

  • Pandore, le 10/09/2008 à 16h32

    Ce genre d'évènement est arrivé , arrive ou arrivera plus souvent qu'on ne le pense malheureusement. C'est bien triste mais les soucis liés aux problèmes connus pas tous en ce moment associés aux futurs changements et incertitudes dans la gendarmerie va créer des situations de malaises certains.

  • Françoise, le 10/09/2008 à 15h28

    Trop de pression , pas d'écoute !!!! C'est un métier difficile et je sais de quoi je parle . Il va falloir encore combien de drame de ce genre pour qu'enfin les autorités prennent en compte le malaise (car il s'agit bien de malaise ) qui est au sein de la gendarmerie . Faire l'autruche ne sert à rien !!!! Toutes mes condoléances à la famille ....

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