Fatna, celle qui prétend être la "mère" du petit Mohamed © LCILa jeune femme se présentant comme la mère adoptive du petit Mohamed, trouvé seul en août dans une cité de Marseille, a demandé samedi à la justice de lui rendre le garçonnet qu'elle affirme avoir recueilli légalement en Algérie et qu'elle considère comme "son fils". "Je demande à Dieu et à la justice de me donner Mohamed. C'est moi la maman de Mohamed. Je demande à la justice de me donner mon fils", a déclaré Fatna lors d'une rencontre avec des journalistes à son domicile à Marseille. L'enquête a révélé qu'elle n'est pas la mère biologique de Mohamed, deux ans et demi. Elle a été mise en examen mercredi pour "simulation d'enfant". Ses quatre autres enfants dont des tests d'ADN ont prouvé qu'elle était bien leur mère biologique étaient présents à ses côtés. Ils avaient été confiés à l'aide sociale mais lui ont été rendus.
Fatna qui refuse que son nom de famille soit dévoilé, a une nouvelle fois affirmé qu'elle avait obtenu la garde de Mohamed de manière régulière en Algérie grâce à la "kalafa", une forme de recueil légal qui n'est toutefois pas reconnue en France. "En Algérie, j'ai fait la kalafa. J'ai demandé à ma soeur qu'elle me faxe les papiers", a-t-elle ajouté. "Mohamed était malade et je l'ai soigné. Je touche rien pour Mohamed. Je le garde parce que je l'aime. J'ai menti parce que j'avais peur qu'on me prenne Mohamed", a assuré Fatna.
"Petits boulots, RMI, allocations familiales"
Le 5 août, Mohamed était retrouvé seul dans une autre cité que celle où il vivait. Personne ne le réclame durant deux semaines, jusqu'à ce qu'une cousine de Fatna reconnaisse sa photo dans le journal et la prévienne. La jeune femme rentre d'Algérie le 19 août et explique alors aux policiers être partie dans sa famille avec les quatre aînés tandis que Mohamed, resté à cause d'un problème de passeport, était confié à la garde d'une amie, Naïma, à laquelle elle avait laissé de l'argent, des vêtements et "même les clefs de (son) appartement".
Naïma lui aurait caché la disparition de l'enfant et reste introuvable depuis la révélation de l'affaire. Elle serait en France en situation irrégulière. Fatna assure ne pas avoir été au courant mais est aussi poursuivie pour aide à séjour irrégulier. De nationalité algérienne et résidant régulièrement en France "depuis douze ou treize ans", Fatna élève seule sa famille. Elle explique vivre de petits boulots non déclarés ainsi que du RMI, des allocations familiales pour ses quatre enfants biologiques - mais pas pour Mohamed - et de l'aide au logement.
D'après agence
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