Antoine, 6 ans, a été signalé disparu le 11 septembre 2008 à Issoire © TF1-LCI24 heures après avoir été remise en liberté, à l'issue d'une longue garde à vue, la mère du petit garçon disparu depuis le 11 septembre à Issoire (Puy-de-Dôme) a décidé de se constituer partie civile. Objectif de cette procédure : avoir accès au dossier, et tenter de comprendre les raisons de sa garde à vue.
La jeune femme de 23 ans a accordé un entretien exclusif au quotidien La Montagne de samedi, dans lequel elle se dit "ulcérée et excédée" qu'on la soupçonne d'être pour quelque chose dans la disparition de son fils. "La vérité la voilà : mon fils, je l'aime. Il me manque", dit-elle notamment. Mais elle n'a aucune explication à la disparition d'Antoine : elle dit ne pas croire à une fugue. "Ce n'est pas son genre", assure-t-elle et d'ajouter qu'elle n'est pas convaincue par l'hypothèse d'un enlèvement. Laissant éclater sa colère, elle s'interroge par ailleurs sur l'absence de déclenchement du plan national "Alerte enlèvement".
Pour l'heure, aucun élément d'explication nouveau n'est venu étayer l'investigation. Du côté des enquêteurs, on semble se retrouver à peu près au point de départ : le Procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, avoue sa déception devant le peu de résultats, et dit n'exclure aucune piste. "Nous continuons à travailler sur toutes les hypothèses, et nous allons élargir le cercle des investigations autour des proches de l'enfant".
"Cercle familial élargi"
Les recherches entreprises jeudi au sud-est d'Issoire afin de retrouver la trace du petit Antoine ont été "suspendues", vendredi midi, après la fouille approfondie et infructueuse d'un étang, puis d'un bois, tous deux situés sur la commune du Vernet-la-Varenne. Elles reprendront au "moindre développement" de l'enquête, a déclaré samedi le procureur. Depuis le 11 septembre, date déclarée de la disparition de l'enfant, les investigations sont en quête d'un nouveau souffle. Ainsi, les enquêteurs entendent redoubler de vigilance. Les magistrats instructeurs devraient donc étendre leurs investigations au "cercle familial élargi" d'Antoine, 6 ans et demi, très fréquemment livré à lui-même mais également au contact des nombreuses connaissances de sa jeune mère.
Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, a quant à lui rappelé sa "volonté farouche" de retrouver le ou les auteurs de la disparition du garçonnet. "S'ils croient pouvoir dormir sur leurs deux oreilles, ils se trompent", a ajouté le magistrat. À son sens, "si garde à vue ne veut pas dire culpabilité, levée de garde à vue ne veut pas dire innocence". Avant de préciser de façon un peu sybilline : "ce n'est pas parce que l'enquête avance lentement qu'elle ne progresse pas."
Depuis le signalement de la disparition d'Antoine, près de 4000 personnes ont été entendues par les enquêteurs de la "cellule disparition 63".
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