Péniche : la thèse de la vitesse trop élevée privilégiée

le 16 septembre 2008 à 09h12 , mis à jour le 16 septembre 2008 à 10h26

Le capitaine, qui était aux commandes, a subi des tests de dépistage au cannabis qui se sont révélés positifs mais qui seraient sans lien avec l'accident.

Naufrage sur la Seine Naufrage sur la Seine © TF1/LCI

Le pilote et le copilote de La Besogne, l'un des fleurons de la Compagnie des Bateaux-Mouches, amarré depuis samedi soir près du lieu du naufrage d'une vedette de plaisance, étaient toujours en garde à vue mardi matin, dans le cadre d'une enquête de flagrance ouverte pour blessure involontaire. Un homme de 45 ans et un enfant de 6 ans sont morts dimanche, quelques heures après l'accident.

Le capitaine, un homme de 40 ans qui était aux commandes de l'embarcation, un des neuf navires de promenade de la Compagnie des Bateaux-Mouches, a subi des tests de dépistage au cannabis qui se sont révélés positifs. Le lien entre l'accident dramatique, qui a causé la mort d'un petit garçon de 6 ans et celle d'un homme de 45 ans, n'est toutefois pas établi et ne sera peut-être même pas retenu par le parquet comme circonstance aggravante. Bien qu'avérée, la consommation de stupéfiant pourrait être relativement ancienne des jours, voire des semaines avant le drame et n'avoir "aucun impact sur la conduite du pilote le soir de l'accident", selon une source judiciaire citée par le Parisien.
 
Quoiqu'il en soit, les circonstances de l'accident se précisent peu à peu. "L'hypothèse d'une vitesse trop élevée du bateau-mouche se précise", a expliqué dimanche en début de soirée le parquet, sans fournir dans l'immédiat plus d'indications. La Besogne aurait percuté la vedette, créant une importante voie d'eau et son naufrage. L'enquête confiée à la première division de la police judiciaire, doit permettre d'établir les circonstances exactes de l'accident.
 
Le 23 mars 1989, un navire également baptisé La Besogne, de la même Compagnie des Bateaux-Mouches, avait percuté un  convoi de quatre barges de graviers remontant le courant provoquant la mort d'un  passager, une vingtaine de personnes étant blessées. On ignorait lundi matin si les bateaux-mouches impliqués dans l'accident de samedi soir et celui de 1989 étaient le même bâtiment ou deux bateaux différents qui ont porté successivement le même nom.
 
D'après agence

le 16 septembre 2008 à 09:12
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