Un nouveau témoignage recueilli mercredi par les enquêteurs pourrait donner une autre tournure à l'affaire de la disparition du petit Antoine. Une jeune fille de 16 ans, qui gardait occasionnellement l'enfant, avait rendu visite à sa mère le 8 septembre au soir, et n'avait alors pas vu l'enfant dans l'appartement. Antoine a officiellement été porté disparu le 11 septembre.
«En soi, ces déclarations ne démontrent pas grand-chose dans la mesure où Antoine avait l'habitude de jouer dehors tard le soir», explique le procureur de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat. Cependant, la jeune femme, qui affirme ce soir-là avoir été bousculée par le concubin de la mère, confirme d'autres témoignages évoquant un homme au tempérament violent. Ni le concubin, ni la mère d'Antoine n'ont encore été entendus sur ce témoignage. "Ils le seront par le juge d'instruction en temps voulu", a conclu M. Coquillat.
La disparition d'Antoine "n'est pas fortuite"
Par ailleurs, les spéléologues qui ont parcouru mercredi le réseau souterrain de la ville d'Issoire (Puy-de-Dôme), accessible par des trappes situées dans des arrière-cours, afin de retrouver Antoine, n'ont rien trouvé, a-t-on appris de source judicaire. "On recherche tous azimuts, toutes les hypothèses sont encore ouvertes, y compris celle d'une blague et d'une fugue", a pour sa part indiqué l'officier de communication pour la région Auvergne.
Antoine, signalé disparu le 11 septembre, avait fait sa rentrée scolaire le 2 septembre, mais n'était pas retourné en classe depuis, en raison d'une gastro-entérite, selon sa mère, prénomée Alexandrine. La grand-mère de l'enfant est quant à elle persuadée que la disparition d'Antoine "n'est pas fortuite"."Alexandrine et lui s'adoraient. Ce n'est pas contestable, déclare-t-elle jeudi dans les colonnes du Parisien. Ce soir-là il est resté seul à la maison. Pour le faire sortir de chez lui, on a dû lui promettre de retrouver sa mère. D'autant plus qu'il y avait de l'orage. Beaucoup de gens parlent à tort et à travers au sujet d'Alexandrine pour lui causer du tort (...) Aujourd'hui, elle est effondrée et ne tient debout que grâce aux médicaments".







