Train Eurostar quittant la gare du nord, à Paris (14 septembre 2008) © TF1/LCILe trafic ferroviaire sous la Manche, fortement perturbé depuis l'incendie survenu jeudi sur une navette, a repris progressivement dès la fin de la semaine dernière dans le tunnel sud, et atteignait lundi 35 à 40% du trafic normal. Les trains empruntent le tunnel nord, théâtre de l'incendie, dans le sens Angleterre-France et le tunnel sud dans l'autre sens. Ils circuleront dans ce tunnel nord à partir de la fin de la semaine, sur 35 km, avant de bifurquer et de couvrir les 15 derniers kilomètres dans le tunnel sud, a expliqué le porte-parole d'Eurotunnel. Selon la compagnie, "des opérations de nettoyage" sont actuellement en cours dans les deux tiers du parcours qui n'ont pas été touchés directement par l'incendie. Lorsqu'une partie du tunnel incendié sera rouverte, a-t-il expliqué, "concrètement, cela nous permettra d'augmenter le nombre des passages" transmanche.
Difficile pourtant de prévoir l'impact de cette réouverture partielle sur le nombre de trains supplémentaires qui pourront être mis en circulation. Et pour l'heure, aucune date n'a été fournie pour la réouverture totale du tunnel incendié. Interrogé lundi matin sur France 2, le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, ne s'est guère montré optimiste : "La situation sera perturbée dans le tunnel pendant encore plusieurs mois, à coup sûr", a-t-il estimé.
Une trentaine d'enquêteurs mobilisés
Du côté de l'enquête, l'inspection du tunnel nord, où l'incendie d'un camion embarqué sur une navette de fret est à l'origine du sinistre, se poursuit. Les enquêteurs de la police judiciaire de Lille sont à pied d'oeuvre depuis samedi mais leur progression est ralentie par des émanations toxiques résiduelles. "Les dégagements (dus à l'incendie) les obligent parfois à sortir", a indiqué une source proche de l'enquête. "On espère terminer (le travail d'enquête dans le tunnel) cette semaine".
Une petite trentaine d'enquêteurs sont mobilisés. Ils dépendent principalement de la Police judiciaire de Lille, de la police technique et scientifique de Lille ainsi qu'une cellule spécialisée de la sous-direction de la police technique et scientifique à Lyon. Le parquet de Boulogne-sur-Mer, qui privilégie la thèse accidentelle, a ouvert une information judiciaire pour "dégradations involontaires".
D'après agence
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