Clandestin tentant de passer au Royaume-Uni depuis le port de Cherbourg (19 septembre 2007) © TF1/LCIDeux hommes - un Afghan et un Iranien - ont été brièvement placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le viol d'une étudiante canadienne il y a une semaine à Calais, de source proche de l'enquête. Les deux hommes, qui seraient respectivement un passeur afghan et un migrant iranien, ont été interpellés dimanche soir dans la région de Calais. Ils avaient été interpellés dimanche soir dans la région de Calais. Si leur garde à vue dans l'affaire du viol n'a pas été prolongée, les deux hommes restent à la disposition de la justice, l'un pour rébellion et l'autre pour infraction à la législation sur les étrangers.
Dans l'enquête sur le viol de la Canadienne, les policiers disposent des empreintes digitales et de l'ADN de l'agresseur. Des vérifications restaient à effectuer concernant l'un des deux hommes. Un portrait-robot de l'agresseur avait été transmis en fin de semaine dernière aux ports français, aux autorités britanniques et à Interpol. Selon le procureur adjoint de Boulogne-sur-Mer Philippe Muller, une information judiciaire pour viol devait être ouverte ce mardi.
Lui "montrer autre chose"
L'agression s'est produite le 26 août vers 19h30 dans "la jungle", un petit bois au coeur de la zone industrielle des Dunes, près du port de ferries de Calais, où les clandestins construisent des abris de fortune en attendant de passer en Grande-Bretagne.
La jeune femme, une Canadienne d'une trentaine d'années étudiant le journalisme à Londres, a été violée par un homme qui faisait partie d'un groupe de migrants qu'elle photographiait. Sous le prétexte de lui "montrer autre chose" pour son reportage, il l'avait éloignée du groupe pour l'emmener dans une cabane où il l'avait violée et frappée au visage. L'agression, qui a duré environ une demi-heure, a pris fin lorsqu'un migrant s'est approché de la cabane.
(D'après agence)
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