A Metz, un adolescent se pend dans sa cellule

le 08 octobre 2008 à 10h36 , mis à jour le 08 octobre 2008 à 16h17

Le détenu, âgé de 16 ans, purgeait une peine de 6 mois pour trafic de stupéfiants. C'est le quatrième suicide dans cette prison depuis le début de l'année.

prison détenu prisonniers rétention © TF1/LCI

Un adolescent de 16 ans, détenu au quartier des mineurs de la maison d'arrêt de Metz-Queuleu, s'est pendu dans sa cellule durant la nuit de  lundi à mardi. Une enquête administrative a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du drame. Condamné à six mois ferme pour trafic de stupéfiants et conduite sans permis, le jeune prisonnier "n'avait pas été signalé comme dépressif ou suicidaire", selon Carlo Di Egidio, secrétaire régional de la CGT-pénitentiaire. Mais Pierre Achour, de l'antenne messine de l'Observatoire international des prisons, estime "ne pas être certain que ce jeune ait été entouré, lors de son incarcération, de la vigilance nécessaire".

Présentée comme un établissement "modèle" par Rachida Dati, considérée comme un "site pilote" en France pour l'application des nouvelles règles pénitentiaires européennes, la maison d'arrêt de Metz-Queuleu enregistre ainsi son quatrième suicide en cinq mois. Le 3 juillet, un détenu de 46 ans qui venait d'apprendre le rejet de sa demande de remise en liberté s'était également pendu alors que, conformément à de récentes instructions ministérielles, il faisait l'objet d'une surveillance renforcée. "Ce père de famille, qui venait d'être traité aux antidépresseurs au centre hospitalier spécialisé de Jury-lès-Metz, n'a fait l'objet d'aucun suivi particulier, alors même qu'il était en grande détresse psychologique", affirme pourtant l'avocat de la famille, Me Xavier Iochum.

Trois tentatives de suicide ces dix derniers jours

Un mois auparavant, le 2 juin, un prisonnier de 27 ans s'était donné la mort alors qu'il était en traitement au service médico-psychologique (SMPR), où sont accueillis les détenus les plus fragiles. Condamné en 2006 à 19 ans de réclusion pour une tentative de meurtre, ce détenu "signalé" attendait d'être rejugé par une cour d'assises d'appel. "L'information judiciaire en cours semble démontrer qu'il n'avait pas fait l'objet d'une surveillance particulière", déclare l'avocat de la famille, Me Thomas Hellenbrand. Et le 21 mai, toujours au SMPR, un jeune homme de 20 ans, qui purgeait une peine de deux ans, s'était pendu avec ses lacets.

Trois tentatives de suicide ont en outre été enregistrées à Metz-Queuleu ces dix derniers jours. "Dans les trois cas, il s'est agi de mineurs qui ont tenté de se pendre mais que les surveillants ont réussi à décrocher à temps", indique Jean-François Krill, délégué de l'Union fédérale autonome pénitentiaire. Pour lui, comme pour son collègue Di Egidio, "il manque une vingtaine d'agents à Metz pour assurer efficacement les nouvelles missions données à l'administration pénitentiaire, et notamment les surveillances renforcées". Quelque 220 surveillants sont actuellement en service à Queuleu, où sont écroués 480 hommes et 27 femmes pour 448 places théoriques.

D'après agence

le 08 octobre 2008 à 10:36
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6 Commentaires

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  • Gadel, le 08/10/2008 à 15h10

    Il n'avait que 16 ans.Comment peut on en arriver la?

  • Quelle tristesse, le 08/10/2008 à 13h53

    La prison : le suplice des temps modernes ....

  • Math84, le 08/10/2008 à 13h41

    Pauvre FRANCE qui ne sais meme plus s'occuper des ses adolescents jusqu'a les pousser a l'extremité !! - eh oui Sarko et Dati peuvent etre fiers !! c'est bizarre que l'on entendent personne !!! c'est vrai qu'il vaut mieux parader en rac ontant des balivernes !! eh oui pauvre FRANCE !!!!

  • MIKE, le 08/10/2008 à 13h07

    Meme si cette affaire doit etre prise sérieusement en compte, ce n'est pas la faute de vous et moi si les prisons sont pleines , mais de la faute des justiciables. On essaie de nous responsabiliser sur les conditions de détention, mais je voudrais autant de compassion pour les victimes , que recoivent les délinquants

  • Sans, le 08/10/2008 à 12h44

    Triste nouvelle qui s'ajoute à d'autres aussi pitoyables.la cour européenne des droits de l'homme a déjà sanctionné la France pour négligences et surpopulation carcérale ,ce qui va à l'encontre des droits fondamentaux de la charte de l'UE .

  • Kat, le 08/10/2008 à 12h27

    Pauvre gosse !

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