(photo prétexte) © TF1/LCICourant septembre, le chef de l'Etat avait déposé plainte après avoir constaté qu'une ou des personnes s'étaient servies des coordonnées de son compte bancaire personnel de Neuilly-sur-Seine. Jeudi, le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a ouvert une information judiciaire dans cette affaire. Deux Sénégalais soupçonnés d'être les auteurs de ce piratage ont été déférés au parquet de Nanterre, mis en examen puis écroués. La troisième personne, travaillant dans une boutique de téléphonie à Rouen, doit encore passer devant le juge des libertés et de la détention.
Les deux concubins sénégalais, un homme déjà condamné pour des faits similaires et sa compagne, avaient été interpellés mardi en fin de matinée dans les Yvelines avant d'être placés en garde à vue dans les locaux de la brigade criminelle à Paris. Me Pierre Degoul a indiqué qu'il ferait appel de la détention dans le cas de la jeune femme, "parce qu'elle n'a pas de casier, parce qu'elle a deux enfants et un travail". "Ce soir elle est au trou parce que c'est le dossier Sarkozy. S'il s'agissait d'une victime lambda, ce serait une histoire d'une banalité affligeante", a-t-il affirmé, soulignant que "la participation aux faits" de sa cliente "est très marginale".
Qualifié de "petits escrocs" par une source proche de l'enquête, le couple de Sénégalais a été identifié grâce à des "traces informatiques". Selon cette source proche de l'enquête, les personnes interpellées "ne savaient sans doute pas qu'il s'agissait du compte du président de la République" et s'en sont servis pour souscrire des abonnements auprès d'un opérateur de téléphonie mobile. Me Degoul a affirmé de son côté que le préjudice concernant Nicolas Sarkozy était "inférieur à 200 euros".
D'après agence
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