Sophie et Valérie, disparues le 8 octobre © TF1/LCIOù sont Sophie et Valérie ? Une information judiciaire contre X pour "enlèvement" a été ouverte mercredi après la disparition à Reims de ces deux soeurs qui refusent, selon leur père, de retourner auprès de leur mère en Italie comme l'a ordonné une décision judiciaire. Les fillettes, âgée de 11 et 13 ans, n'auraient plus donné de nouvelles depuis lundi matin : elles venaient alors de quitter leur domicile pour aller à leur école proche, où elles n'ont pas été vues et qui a vite signalé leur absence.
Sursis requis pour un père soupçonné d'avoir organisé la fugue de ses filles
Le tribunal correctionnel de Reims a requis un an de prison avec sursis contre Renaldo Gualtieri qui, en 2008, aurait organisé la disparition de ses deux filles pour les soustraire à une décision de justice les confiant à leur mère qui vit en Italie.
Publié le 28/04/2010
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| M. Gualtieri, le père des deux fillettes disparues à Reims |
Dans une lettre en italien retrouvée dans leur chambre, les adolescentes expliquent, selon leur père à qui le mot est adressé, "ne pas avoir confiance en la loi française qui ne nous a pas aidées", avant d'ajouter : "Nous préférons mourir que retourner en Italie", et vivre de nouveau avec leur mère, alors que les deux parents sont en instance de divorce et que des accusations de maltraitance ont été formulées envers la mère.
Le père entendu à plusieurs reprises
Nées en Italie, les fillettes ont quitté ce pays pour Reims avec leur père à l'été 2007. Leur mère, une Italienne âgée de 37 ans qui réside à Lamezia Terme en Calabre, a alors saisi la justice pour les récupérer. Les accusations portées contre la mère s'ajoutant à la procédure - avec le risque que les enfants aient été manipulés - un juge de Reims a ordonné en juillet dernier une expertise psychologique des enfants, selon leur avocate, Me Céline Bole-Richard. Mais le parquet a fait appel et le 2 octobre la cour d'appel de Reims a ordonné que les adolescentes retournent en Italie auprès de leur mère.
"Au départ, on enquête sur une fugue. Après avoir exploité toutes les pistes possibles (familiale, amicale et autres...), et n'ayant rien découvert, j'ai décidé de retenir une infraction pénale qui permet de faire certaines investigations d'ordre technique que l'on ne pourrait pas faire uniquement dans le cadre d'une fugue", a expliqué la procureure de la République de Reims, Madeleine Simoncello. "Tout l'entourage (des fillettes) peut être concerné" par cette information judiciaire "car il y a forcément un lien (entre leur disparition) et la décision de la cour d'appel". L'hypothèse d'une disparition organisée par les proches des fillettes semble donc bien envisagée.
"La justice me reproche de les avoir enlevées à leur mère. Maintenant la police me reproche de les avoir cachées, mais c'est absurde, ce n'est pas le cas. Elles ont peur de retourner en Italie où elles sont en danger", affirme aujourd'hui le père. L'homme, chauffeur de poids-lourds, a été entendu à plusieurs reprises par les enquêteurs.
D'après agence
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