Disparition d'Antoine : sa mère met en cause la justice

le 03 octobre 2008 à 22h30 , mis à jour le 03 octobre 2008 à 22h35

Elle déplore que le procureur de Clermont-Ferrand "concentre ses investigations pour prouver son implication", au détriment de certaines pistes.

Antoine IssoireAntoine, 6 ans, a été signalé disparu le 11 septembre 2008 à Issoire © TF1-LCI

La mère d'Antoine, 6 ans, porté disparu le 11 septembre à Issoire, dans le Puy-de-Dôme, déplore que le procureur de Clermont-Ferrand "concentre ses investigations pour prouver son implication", au détriment de certaines pistes, une accusation démentie par le parquet. "Depuis le début, le procureur de la République (...) s'est mis en tête que mon compagnon et moi, à cause de notre casier judiciaire et de notre mode de vie atypique, avons le profil de coupable idéaux", affirme Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, dans des interview au Figaro et à France Info.
 
"Du coup, il a concentré ses investigations pour prouver notre implication, jusqu'à nous faire placer en garde à vue et à passer sous silence les éléments de l'enquête qui ne servent pas son hypothèse", estime la jeune femme. Elle évoque notamment le témoignage d'une voisine qui a déclaré aux enquêteurs avoir entendu, le soir de la disparition d'Antoine, "le bruit d'une voiture" et "un craquement de boîte de vitesses" en bas de l'appartement où l'enfant était resté seul tandis que sa mère et son concubin dînaient au restaurant.
 
Le procureur se défend
 
Joint par l'AFP, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, s'est défendu de ces "accusations", rappelant que "ce n'est pas (lui) qui dirige l'enquête", mais les "deux juges d'instruction" en charge de l'information judiciaire. "Elle évoque certains témoignages, qui sont dans le dossier (...), on travaille dessus depuis le départ, mais dès le départ j'ai dit qu'il y avait des choses que je ne pourrais pas dire, parce que certains éléments peuvent nuire à l'enquête", a souligné M. Coquillat. "Si elle se plaint que l'enquête n'avance pas, pourquoi refuser de répondre à certaines questions des gendarmes, ce n'est pas la meilleure façon", a-t-il ajouté.
 
"Il y a peu d'enquêtes dans lesquelles on ait mis aussi rapidement autant de moyens, humains, techniques et de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCG)", a fait valoir le magistrat, rejetant "l'accusation selon laquelle on ne rechercherait pas Antoine". "Les gendarmes ont fouillé partout, on a fait de prélèvements dans tous les endroits où il était susceptible d'avoir été", a-t-il dit.   M. Coquillat explique aussi que si les gendarmes n'ont pas déclenché l'alerte enlèvement, c'est parce que "cela obéit à des critères très précis, la certitude d'un enlèvement et des éléments permettant d'identifier l'auteur et ça on ne les a jamais eus", a-t-il dit.

(Agence)

le 03 octobre 2008 à 22:30
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1 Commentaires

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  • Johann, le 04/10/2008 à 11h57

    Vraiment bizarre cette affaire !

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