Douze jeunes écroués après les violences de juin

le 16 octobre 2008 à 20h13 , mis à jour le 16 octobre 2008 à 20h18

Sur les 31 personnes interpellées après un vaste coup de filet de la gendarmerie, 12 ont été écrouées, 6 placées sous contrôle judiciaire et un mineur placé en foyer.

Vitry-le-François MarneVitry-le-François, dans la Marne, au lendemain d'une nuit de violences, le 15 juin 2008 © TF1-LCI

Au total, 31 personnes avaient été interpellées et placées en garde à vue à la suite d'une vaste opération menée mardi par les gendarmes dans deux quartiers de Vitry-le-François, mais également à Reims et Metz, dans le cadre d'une enquête sur des violences urbaines commises en juin. Jeudi, douze jeunes gens ont été écroués, six autres ont été placés sous contrôle judiciaire et un mineur de 14 ans a été placé en foyer. Douze ont été laissés libres sans poursuites. Ce sont des "témoignages sous X, des détails vestimentaires, des ADN relevés sur des projectiles", qui ont notamment permis d'interpeller les auteurs présumés des violences, a-t-on précisé du côté de la gendarmerie en Champagne-Ardenne.

Les violences sur lesquelles les gendarmes enquêtent avaient éclaté dans la nuit du 14 au 15 juin à Vitry-le-François à la suite du meurtre d'un homme de 23 ans. Elles avaient fait des blessés parmi les forces de l'ordre, les pompiers et les civils  et avaient entraîné de nombreuses dégradations. Le préjudice avait été évalué à environ 600.000 euros. Une cinquantaine de jeunes avaient dégradé et incendié des bâtiments publics et privés ainsi qu'une trentaine de véhicules, en dégradant également 58 autres. Le procureur de la République de Châlons-en-Champagne avait à l'époque évoqué des violences "organisées" : "Il y a une première vague (d'individus) qui casse les voitures, une deuxième vague qui jette le produit  incendiaire et une troisième vague qui met le feu aux véhicules", avait-il déclaré.

Dix plaintes avaient été rapidement déposées pour des dégradations de  bâtiments, notamment de la gare SNCF et de commerces, et onze autres pour  violences physiques. Quelque 86 plaintes avaient été déposées pour dégradation ou incendie de véhicules. Quant au meurtrier présumé du jeune homme, un ancien militaire âgé de 22 ans, il avait été très vite arrêté, le procureur de la République faisant état le 16  juin d'un problème d'argent entre les deux hommes portant sur un trafic de  cannabis. La victime, qui n'était pas connue des services de police, accompagnait apparemment un groupe de personnes avec lequel le meurtrier présumé avait ce "différend" portant sur "plusieurs milliers d'euros".

D'après agence

le 16 octobre 2008 à 20:13
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