Vitry-le-François, dans la Marne, au lendemain d'une nuit de violences, le 15 juin 2008 © TF1-LCIVingt-six interpellations ont eu lieu mardi matin lors d'un vaste coup de filet de la gendarmerie à Vitry-le-François, dans la Marne, pour une enquête sur des violences urbaines survenues dans la nuit du 14 au 15 juin dans la ville. L'opération, qui a mobilisé 330 gendarmes, dont quatre équipes cynophiles et un hélicoptère, "s'est très bien passée, l'effet de surprise a pleinement joué", a-t-on précisé du côté des forces de l'ordre.
Les vingt-six interpellés - dont vingt-quatre arrêtés à Vitry et deux à Metz - ont été dans un premier temps conduits à Châlons-en-Champagne pour des "prises d'empreinte et le passage au fichier", avant d'être menés à Reims pour "les gardes à vue et les auditions". Une dizaine d'autres, absents de leur domicile, restent recherchés par la justice. Les gendarmes intervenaient dans le cadre d'une commission rogatoire du juge Pierre Creton ouverte pour "violences en réunion, dégradation", "participation et provocation à un attroupement armé", a indiqué le Sirpa (Service d'information et de relations publiques des armées) gendarmerie.
Trafic de cannabis
Une information judiciaire avait été ouverte après des violences survenues à la suite du meurtre d'un homme de 23 ans dans la nuit du 14 et 15 juin et qui avaient fait des blessés parmi les forces de l'ordre, les pompiers et les civils et entraîné de nombreuses dégradations. Le préjudice avait été évalué à environ 600.000 euros. Une cinquantaine de jeunes avaient dégradé et incendié des bâtiments publics et privés ainsi qu'une trentaine de véhicules, en dégradant également 58 autres. Le procureur de la République de Châlons-en-Champagne avait à l'époque évoqué des violences "organisées" : "Il y a une première vague (d'individus) qui casse les voitures, une deuxième vague qui jette le produit incendiaire et une troisième vague qui met le feu aux véhicules", avait-il déclaré.
Dix plaintes avaient été rapidement déposées pour des dégradations de bâtiments, notamment de la gare SNCF et de commerces, et onze autres pour violences physiques. Quelque 86 plaintes avaient été déposées pour dégradation ou incendie de véhicules. Quant au meurtrier présumé du jeune homme, un ancien militaire âgé de 22 ans, il avait été très vite arrêté, le procureur de la République faisant état le 16 juin d'un problème d'argent entre les deux hommes portant sur un trafic de cannabis. La victime, qui n'était pas connue des services de police, accompagnait apparemment un groupe de personnes avec lequel le meurtrier présumé avait ce "différend" portant sur "plusieurs milliers d'euros".
D'après agence
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