"Fraude à la chaussette" : cinq gardes à vue

le 13 octobre 2008 à 16h42 , mis à jour le 13 octobre 2008 à 19h46

Ces cinq personnes sont responsables d'un bureau de vote lors des municipales de mars à Perpignan, où avait été constatée une fraude dite "à la chaussette".

Vote bulletin urnes voter électionsImage d'archives © TF1

Cinq personnes responsables d'un bureau de vote lors de l'élection municipale de mars à Perpignan, où avait été constatée une fraude dite "à la chaussette", ont été placées en garde à vue lundi à l'antenne de la police judiciaire de la ville. Leurs identités n'ont pas été précisées.

  • Perpignan : du sursis pour l'auteur de la "fraude à la chaussette"

    La justice a condamné mercredi un partisan de l'ex-maire UMP de Perpignan à un an de prison avec sursis et 3.000 euros d'amende dans la retentissante affaire de la "fraude à la chaussette" qui avait provoqué l'annulation des municipales de mars 2008.

    Publié le 21/12/2011 Perpignan : du sursis pour l'auteur de la "fraude à la chaussette"
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L'élection de mars avait été entachée d'incidents et irrégularités présumées dans un des 66 bureaux de vote, évoqués dans les médias sous le nom de "fraude à la chaussette". Le président de ce bureau de vote numéro 4, Georges Garcia, trouvé en possession de bulletins et d'enveloppes dissimulés dans ses poches et chaussettes, a été mis en examen en mars pour fraude électorale.

L'élection remportée par un sénateur UMP
 
Mardi dernier, le tribunal administratif de Montpellier a annulé l'élection municipale de Perpignan, estimant que la fraude "à la chaussette" était avérée et que le faible écart de voix entre les candidats pouvait altérer la sincérité du résultat. Jean-Paul Alduy a annoncé son intention d'interjeter appel devant le Conseil d'Etat, une requête qui suspendrait le jugement du tribunal administratif. Le Conseil d'Etat aurait alors six mois pour se prononcer.
 
L'élection avait été remportée par le sénateur UMP Jean-Paul Alduy, qui avait devancé de 574 voix seulement la liste d'union de la gauche et du MoDem menée par la candidate PS Jacqueline Amiel-Donat.  Le jugement du tribunal administratif de Montpellier a prévu que la prochaine élection devra être surveillée par un juge du tribunal.

(D'après agence)

le 13 octobre 2008 à 16:42
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