prison © LCILes prisons françaises, surpeuplées, ont connu au cours des dernières semaines une série d'incidents violents, et notamment une série de suicides qui ont particulièrement touché les prisonniers les plus jeunes, comme plusieurs adolescents de la prison de Metz-Queuleu. Récemment, l'Observatoire international des prisons faisait état de la brutale augmentation (27%) des suicides décomptés au premier semestre 2008 par rapport à la même période de 2007 dans les prisons françaises. C'est dans ce contexte que la France a été condamnée, ce jeudi à Strasbourg, par la Cour européenne des droits de l'Homme pour n'avoir pas "protégé le droit à la vie" d'un détenu psychotique qui s'était pendu dans sa cellule.
Joselito Renolde, appartenant à une famille de gens du voyage, était mort en juillet 2000 dans une cellule disciplinaire, à l'isolement, dans la prison de Bois-d'Arcy, en région parisienne, où il avait été placé après l'agression d'une surveillante. Trois jours auparavant, il avait fait une tentative de suicide en se tailladant les bras.
Un manque de suivi
Selon la Cour européenne, les autorités savaient que ce détenu souffrait de troubles psychotique susceptibles de le conduire à des actes d'auto-mutilations. Elle se dit "frappée que malgré la tentative de suicide de Joselito Renolde et le diagnostic porté sur son état mental, l'opportunité de son hospitalisation dans un établissement psychiatrique n'ait même pas été envisagée". Selon la Cour, l'absence de surveillance de la prise quotidienne de son traitement a aussi joué un rôle dans son décès.
La France est par ailleurs condamnée pour traitements inhumains pour avoir placé en isolement et privé de toute visite cet homme qui a éprouvé angoisse et détresse "au point d'ébranler sa résistance physique et morale".
D'après agence
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