Clandestin tentant de passer au Royaume-Uni depuis le port de Cherbourg (19 septembre 2007) © TF1/LCIL'agression s'était produite fin août dans "la jungle", un petit bois abandonné au coeur de la zone industrielle des Dunes, près du port passagers de Calais, où les clandestins construisent des abris de fortune fréquemment démolis par la police. Une Canadienne étudiant le journalisme à Londres avait été violée alors qu'elle réalisait un reportage sur les migrants candidats à l'exil en Grande-Bretagne. Sous le prétexte de lui "montrer autre chose" pour son reportage, son agresseur l'avait éloignée du groupe qu'elle interrogeait pour l'emmener dans une cabane où il l'avait violée et frappée au visage. L'agression, qui avait duré environ une demi-heure, avait pris fin lorsqu'un migrant s'était approché de la cabane.
La jeune femme avait donné un signalement de son agresseur, qui avait apparemment agi seul ; ce signalement, corroboré par des analyses ADN, a peut-être enfin permis, plusieurs mois après les faits, de confondre son agresseur. Un homme de vingt ans, actuellement détenu à Dunkerque pour rébellion, est suspecté. C'est son empreinte génétique, selon les policiers chargés de l'enquête, qui aurait été retrouvée sur des vêtements de la victime.
Une description physique et des empreintes génétiques
Le suspect, qui dit être Pakistanais, pourrait aussi être un passeur. Il devrait être entendu prochainement par les enquêteurs dans le cadre de l'information ouverte à Boulogne-sur-Mer pour viol. "Son ADN avait été prélevé dans le cadre d'une procédure pour des faits de rébellion quelques jours après le viol. On a interrogé de nombreux migrants du secteur et l'un d'eux a fait des déclarations qui nous ont permis de dire que le violeur pouvait être celui qui a commis la rébellion", a-t-on précisé du côté de la police, confirmant une information du site Lepoint.fr. "Son comportement lors de la rébellion et aussi sa ressemblance physique avec la description que nous en avait faite la victime, nous avait conduits à faire rentrer son ADN dans le fichier. A la suite du témoignage du migrant mi-octobre on a fait accélérer le processus de recherche génétique".
Lieu de rendez-vous notoire des passeurs et des migrants, "la jungle" est réputée dangereuse et les journalistes ne s'y aventurent généralement qu'accompagnés par des bénévoles d'associations d'aide aux étrangers en situation illégale. A la mi-août, l'association calaisienne Belle Etoile, qui fournit notamment des repas aux migrants en journée avait recensé environ 450 migrants, dont une trentaine de femmes, aux abords du bois. Ils sont en majorité afghans, kurdes, iraniens, africains.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...



