(photo prétexte) © TF1/LCINicolas Sarkozy, très en pointe pour appeler à une "refonte du système financier international" a peut-être trouvé un nouveau cheval de bataille : la réforme de la sécurité bancaire. Preuve s'il en est que celle-ci est à revoir, des escrocs ont pu effectuer des prélèvements sur le compte personnel du président de la République après avoir réussi à se procurer ses coordonnées bancaires.
L'Elysée a confirmé que Nicolas Sarkozy avait déposé plainte courant septembre et que, "dans la plus grande discrétion", le procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye, avait aussitôt saisi la brigade criminelle du 36 quai des Orfèvres ainsi que la brigade financière, révèle le Journal du Dimanche. "Objectif : retrouver les auteurs pour le moins audacieux de ce piratage présidentiel". "En vain pour l'instant, preuve que les escrocs ne sont pas des amateurs".
Toutefois, et ça c'est rassurant, selon une source proche de l'enquête, il s'agirait "de petites sommes".
"Un classique piratage informatique"
Les escrocs qui ont piraté le compte en banque personnel de Nicolas Sarkozy "ne savaient sans doute pas qu'il s'agissait du compte du président", a indiqué dimanche soir à l'AFP une source proche de l'enquête. Selon cette source, qui a demandé à ne pas être identifiée, le ou les auteurs se sont servi des coordonnées bancaires du chef de l'Etat notamment pour ouvrir un ou plusieurs abonnements de téléphones portables. Il s'agit "d'un classique piratage informatique, sans doute dû à un ou des escrocs de faible envergure", a-t-on précisé de même source, en ajoutant que les investigations vont se poursuivre.
Pour Luc Chatel, interrogé lors de son passage sur Radio J, cette étrange affaire "prouve que ce système de consommation par internet n'est pas infaillible et, en tant que secrétaire d'Etat à la Consommation, ça m'interroge, ça m'interpelle". Il a à ce propos rappelé qu'une réflexion était en cours. "Je pense qu'aujourd'hui il y a une incertitude en la matière, un manque de confiance en ce système et je pense que les principaux intéressés, les banques et les associations de consommateurs doivent travailler sur ce sujet, c'est l'objectif que nous leur fixons", a-t-il déclaré.
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