Le bâtiment C de la résidence du Triolet à Montpellier. © TF1/LCIIl était recherché depuis l'explosion, à 4h20 mercredi matin, lors de la confection d'une bombe artisanale dans une chambre de résidence universitaire à Montpellier, faisant six blessés, dont deux graves. Un Russe de 27 ans s'est présenté de lui-même jeudi matin à la police, selon une source proche de l'enquête, et a été placé en garde à vue. Aucune indication n'a été donnée sur son état de santé.
Un des blessés légers, sorti jeudi de l'hôpital, a également été transféré à l'hôtel de police et placé en garde à vue, au lendemain du placement en garde à vue des trois blessés les plus légers sortis de l'hôpital. On ignore encore ce que ces jeunes ont raconté aux policiers au cours de leurs premières auditions par les enquêteurs.
L'explosion s'était produite alors que le groupe fêtait les 20 ans du locataire russe de la chambre dans la résidence universitaire Le Triolet. Celui-ci a été brûlé sur près de la moitié du corps au 3e degré et a été amputé d'un bras. Mercredi soir, son pronostic vital n'était plus engagé. Le sixième blessé a eu un poumon perforé dans l'explosion. Mercredi, le procureur de la République de Montpellier avait indiqué qu'il ne résultait pas des premières investigations que les enquêteurs avaient "affaire à des terroristes, mais peut-être à des jeunes qui, parce qu'ils avaient un bagage de chimie, voulaient tester la fabrication d'une bombe artisanale". Toutefois, "on verra à l'issue des premières auditions si les éléments apparaissent de nature à faire envisager une entreprise terroriste", avait-il déclaré. Dans ce cas, le parquet de Montpellier, en charge de l'enquête avec le SRPJ, se dessaisirait au profit de la section antiterroriste du parquet de Paris.
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