Explosion : 3 des 6 blessés en garde à vue

le 12 novembre 2008 à 22h37 , mis à jour le 12 novembre 2008 à 23h13

Les trois autres jeunes plus gravement blessés lors de l'explosion, mercredi, d'une bombe artisanale dans une résidence universitaire de Montpellier, sont encore à l'hôpital.

explosion résidence universitaire montpellierLe bâtiment C de la résidence du Triolet à Montpellier. © TF1/LCI

Trois des six personnes blessées lors de l'explosion, mercredi, d'une bombe artisanale dans une résidence universitaire de Montpellier, sont sorties de l'hôpital et ont été transférées à l'hôtel de police où elles ont été placées en garde à vue, a indiqué mercredi soir une source proche de l'enquête. Parmi les trois autres blessés, figure le jeune locataire russe de la chambre où s'est produite l'explosion, le plus grièvement blessé par celle-ci. Brûlé sur environ 50% du corps au troisième degré, il a été amputé d'un bras, selon cette même source qui a toutefois précisé que le pronostic vital n'était plus engagé mercredi soir. Les deux autres blessés resteront aussi à l'hôpital pour la nuit de mercredi à jeudi. L'un pourrait en sortir jeudi matin. Il serait alors transféré à l'hôtel de police et serait placé en garde à vue à son tour. Le dernier a eu un poumon perforé dans l'explosion.
 
Les gardes à vue se justifient pour déterminer avec exactitude les causes de l'explosion et les responsabilités de chacun des protagonistes, cinq garçons et une fille originaires de pays de l'Est de l'Europe, réunis dans cette chambre pour célébrer les 20 ans de l'occupant russe de la chambre. En début d'après-midi, le procureur de la République de Montpellier, Brice Robin, avait indiqué qu'il ne résultait pas "des premières investigations que nous avons affaire à des terroristes mais peut-être à des jeunes qui, parce qu'ils avaient un bagage de chimie, voulaient tester la fabrication d'une bombe artisanale". Toutefois, avait-il ajouté, "on verra à l'issue des premières auditions si les éléments apparaissent de nature à faire envisager une entreprise terroriste". Dans ce cas-là, le parquet de Montpellier, en charge de l'enquête avec le SRPJ de Montpellier, s'en dessaisirait au profit de la section antiterroriste du parquet de Paris.

le 12 novembre 2008 à 22:37
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