Agression d'un étudiant par un déséquilibré à Grenoble (12 novembre 2008) © TF1/LCILa famille de Luc, l'étudiant tué par un homme déséquilibré le 12 novembre à Grenoble, a fait savoir qu'elle souhaitait "des réponses" sur les circonstances du drame. "La famille (les parents, le frère et la soeur) et la concubine de Luc (...) entendent se constituer parties civiles afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances ayant conduit à ce drame, tant en ce qui concerne l'auteur des faits lui-même, que les évènements qui ont rendu possible son acte", précise leur avocat grenoblois, Me Hervé Gerbi, dans un communiqué.
Etudiant poignardé à Grenoble: le schizophrène déclaré irresponsable
Les expert ont déclaré irresponsable l'homme qui avait poignardé à mort un étudiant à Grenoble il y a un an, entraînant l'annonce par Nicolas Sarkozy d'une réforme de l'hospitalisation psychiatrique.
Publié le 01/12/2009
"Ils souhaitent que des réponses soient apportées sur le suivi médical, la prise en charge et la surveillance de l'auteur (présumé) des faits", Jean-Pierre G. interné sous le régime de l'hospitalisation d'office à l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève (Isère), d'où il a fugué avant de poignarder Luc.
Le suspect auditionné jeudi
Les proches de l'étudiant, inhumé lundi, "sollicitent" par ailleurs que leur "soit communiqué" le "premier rapport" de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) ayant conduit à la suspension du directeur de l'hôpital psychiatrique, Michel Gellion.
Enfin, ils "prennent acte" des résultats d'une première expertise concluant que l'état de santé mentale de Jean-Pierre G. était compatible avec son audition devant un juge d'instruction, prévue jeudi matin, en vue d'être mis en examen pour "homicide volontaire". Par le passé, cet homme avait commis deux agressions similaires au couteau, blessant grièvement ses victimes, pour lesquelles il avait été déclaré pénalement irresponsable.
Des syndicats dénoncent la suspension du directeur |
Sept syndicats de cadres, médecins et salariés du secteur psychiatrique ont dénoncé mercredi la suspension durant six jours du directeur de l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève. Le meurtrier présumé, un schizophrène de 56 ans, avait été interné d'office en 2006 après des faits analogues, mais il bénéficiait de "sorties d'essai" autorisées par la préfecture, selon les syndicats. "La recherche précipitée d'un bouc émissaire deviendrait-elle une nouvelle façon de gouverner ?", s'interrogent dans une déclaration commune, le Syndicat des Psychiatres d'Exercice Public (SPEP), le Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH), le Syndicat des Psychiatres de Secteur (SPS) et l'Union Syndicale de la Psychiatrie (USP). "Le message ainsi délivré aux institutions et aux soignants" apparaît "particulièrement désastreux" et "contre-productif", selon les signataires. (D'après agence)
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