La famille de l'étudiant veut des "réponses"

le 19 novembre 2008 à 18h49 , mis à jour le 19 novembre 2008 à 18h55

Les proches du jeune homme tué le 12 novembre par un déséquilibré veut des "réponses" sur les circonstances du drame et l'entourage psychiatrique du meurtrier présumé.

Agression d'un étudiant par un déséquilibré à Grenoble (12 novembre 2008)Agression d'un étudiant par un déséquilibré à Grenoble (12 novembre 2008) © TF1/LCI

La famille de Luc, l'étudiant tué par un homme déséquilibré le 12 novembre à Grenoble, a fait savoir qu'elle souhaitait "des réponses" sur les circonstances du drame. "La famille (les parents, le frère et la soeur) et la concubine de Luc (...) entendent se constituer parties civiles afin que toute la lumière  soit faite sur les circonstances ayant conduit à ce drame, tant en ce qui  concerne l'auteur des faits lui-même, que les évènements qui ont rendu possible son acte", précise leur avocat grenoblois, Me Hervé Gerbi, dans un communiqué.

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"Ils souhaitent que des réponses soient apportées sur le suivi médical, la  prise en charge et la surveillance de l'auteur (présumé) des faits", Jean-Pierre G. interné sous le régime de l'hospitalisation d'office à l'hôpital  psychiatrique de Saint-Egrève (Isère), d'où il a fugué avant de poignarder Luc.

Le suspect auditionné jeudi
 
Les proches de l'étudiant, inhumé lundi, "sollicitent" par ailleurs que leur  "soit communiqué" le "premier rapport" de l'Inspection générale des affaires  sociales (IGAS) ayant conduit à la suspension du directeur de l'hôpital psychiatrique, Michel Gellion.
 
Enfin, ils "prennent acte" des résultats d'une première expertise concluant  que l'état de santé mentale de Jean-Pierre G. était compatible avec son audition devant un juge d'instruction, prévue jeudi matin, en vue d'être mis en examen  pour "homicide volontaire". Par le passé, cet homme avait commis deux agressions similaires au  couteau, blessant grièvement ses victimes, pour lesquelles il avait été déclaré  pénalement irresponsable.

Des syndicats dénoncent la suspension du directeur

Sept syndicats de cadres, médecins et salariés du  secteur psychiatrique ont dénoncé mercredi la suspension durant six jours du directeur de  l'hôpital psychiatrique de Saint-Egrève. Le meurtrier présumé, un schizophrène de 56 ans, avait  été interné d'office en 2006 après des faits analogues, mais il bénéficiait de  "sorties d'essai" autorisées par la préfecture, selon les syndicats. "La recherche précipitée d'un bouc émissaire deviendrait-elle une nouvelle  façon de gouverner ?", s'interrogent dans une déclaration commune, le Syndicat  des Psychiatres d'Exercice Public (SPEP), le Syndicat des Psychiatres des  Hôpitaux (SPH), le Syndicat des Psychiatres de Secteur (SPS) et l'Union  Syndicale de la Psychiatrie (USP). "Le message ainsi délivré aux institutions et aux soignants" apparaît  "particulièrement désastreux" et "contre-productif", selon les signataires.
 

(D'après agence)

 

le 19 novembre 2008 à 18:49
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