© TF1-LCI/R.BousquetFallait-il laisser sortir le déséquilibré qui a mortellement poignardé un étudiant à Grenoble mercredi ? "Rien, en ce qui concerne l'équipe médicale, qui a observé ce patient ces derniers temps, ne laissait présager qu'il allait commettre des actes de la nature de ceux qui lui sont reprochés aujourd'hui", a assuré mercredi soir Michel Gellion, le directeur de l'hôpital de Saint-Egrève mercredi soir.
Le malade mental n'avait pas d'autorisation de sortie pour mercredi mais pour les prochains jours, les médecins comptaient lui accorder "des sorties d'essai", a précisé le directeur. Mercredi, l'homme, qui souffrirait de schizophrénie, a fugué, pris un bus pour Grenoble, acheté un couteau avant de frapper le premier passant venu, un étudiant de 26 ans. Le jeune homme est mort de ses blessures mercredi dans la soirée. Par le passé, il avait déjà commis trois agressions du même type, blessant grièvement trois personnes.
"La dangerosité est un critère qui n'est pas facile à prendre en compte par l'équipe médicale. Il est surtout difficile de mesurer la progressivité de la 'guérison' que l'on peut espérer", a plaidé le directeur de l'institut psychiatrique. "Dans les derniers mois, il n'avait pas eu de comportement tel qu'il justifiait d'être admis en UMD" (unité pour malade difficile), a-t-il poursuivi. "L'équipe médicale estimait qu'il y avait nécessité de le réhabiliter dans le sens où il faut le réhabituer à vivre dans la cité", a encore expliqué le directeur.
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