Lors de l'arrestation d'un suspect présumé dans l'affaire des sabotages à la SNCF © LCILe procureur de la République de Paris a annoncé vendredi l'ouverture d'une information judiciaire sur les récents sabotages à la SNCF et le défèrement samedi au parquet des neuf personnes placées en garde à vue depuis mardi, dont cinq pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et les quatre autres "pour association de malfaiteurs".
Ce matin, le dixième gardé à vue, avait été remis en liberté et avait pu quitter le commissariat de Nancy. Il s'agissait en l'occurrence de la mère, âgée de 64 ans, de l'un des suspects. Interpellés mardi matin lors d'un coup de filet d'ampleur nationale, les suspects étaient depuis en garde à vue dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur, à Levallois-Perret.
Les cinq femmes et quatre hommes arrêtés mardi, âgés de 22 à 34 ans, qui avaient apparemment pour base deux fermes de Tarnac, en Corrèze, sont de jeunes militants de la mouvance dite "autonome", une gauche ultra-radicale dont l'activisme est en hausse selon la police. L'enquête porte sur quatre actes de malveillance constatés samedi dernier sur des caténaires de l'Oise, de la Seine-et-Marne et de l'Yonne et un autre commis le 26 octobre en Moselle. L'action a amené d'importants retards sur 160 TGV samedi.
Perquisitions fructueuses
Element jugé crucial, qui a amené les policiers sur la trace du groupe, l'homme de 34 ans présenté comme son chef, surveillé depuis le printemps, a été aperçu vendredi par des policiers circulant en voiture près du réseau ferré du TGV Est. Lors d'une surveillance précédente, il avait également été vu par les policiers jeter dans une poubelle un document qui s'est avéré être une carte d'un réseau ferré, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Trois autres suspects ont fait l'objet d'un contrôle routier par des gendarmes vendredi soir à proximité d'une des voies ferrées visées, en rase campagne.
Par ailleurs, les enquêteurs ont découvert lors de leurs perquisitions des fausses cartes d'identité, des talkies-walkies, des gilets pare-balles, une carte du réseau ferré, des horaires de train et des outils du type coupe-boulons ou pinces de forge, susceptibles d'avoir servi au sabotage, ainsi qu'un ouvrage intitulé "L'insurrection qui vient". Signé par un "Comité invisible", l'ouvrage justifie la pertinence d'une action politique contre les réseaux ferrés. Les policiers de la sous-direction anti-terroriste (SDAT) surveillaient le groupe depuis le mois d'avril dans le cadre d'une enquête préliminaire pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
(D'après agence)
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