Morte à cause de gélules amaigrissantes ?

le 01 novembre 2008 à 17h42 , mis à jour le 01 novembre 2008 à 17h45

Une femme de 32 ans est morte vendredi après-midi d'une crise cardiaque à Villepinte. Elle avait, selon ses dires, absorbé des gélules amaigrissantes.

[Expiré] médicaments © sxc.hu

La victime avait 32 ans et s'était présentée vendredi à l'hôpital Robert-Ballanger de Villepinte, en Seine-Saint-Denis. Admise aux urgences vers 11 heures en raison de malaises, elle avait déclaré avoir ingéré des gélules amaigrissantes.

Vers 14 heures, cette femme originaire de Sevran décédait malgré les efforts de l'équipe médicale. La cause directe de la mort est une crise cardiaque, mais les conditions dans lesquelles cette crise s'est produite, et notamment le rôle possible des substances que la victime assurait avoir absorbées, restent encore à déterminer.

Soupçons sur des régimes amincissants

L'enquête, confiée à la sûreté départementale, devra tenter d'établir un lien éventuel entre les gélules amaigrissantes évoquées par la victime, et l'arrêt cardiaque. Il s'agira de vérifier s'il n'y a pas eu d'erreur de la patiente sur les substances absorbées, et, s'il s'agissait bien de gélules amaigrissantes, si la posologie a été respectée. En tout état de cause, ce n'est pas la première fois que de telles substances sont mises en cause pour leurs effets potentiellement néfastes.

En 2006, des gélules amaigrissantes dangereuses, préparées par une pharmacie parisienne à base d'extraits thyroïdiens, avaient fait un mort ; plusieurs dizaines de personnes avaient été hospitalisées, certaines dans un état grave, et cent vingt-six personnes susceptibles d'avoir pris ces gélules avaient dû être contactées par les services sanitaires. Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, avait dû personnellement s'impliquer dans le dossier, annonçant des mesures sur la réglementation des "régimes amaigrissants, en particulier médicamenteux". L'enquête avait conclu à un surdosage des préparations de la pharmacie.

Plus récemment, c'est un produit amaigrissant du laboratoire français Sanofi-Aventis, l'Acomplia, déjà interdit aux Etats-Unis, dont les autorités européennes du médicament ont suspendu l'autorisation de commercialisation : les patients obèses ou en surpoids prenant le médicament avaient près de deux fois plus de risques de souffrir de troubles psychiatriques que ceux ne l'utilisant pas.

Avec agences

le 01 novembre 2008 à 17:42
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience