Vingt-Hanaps (Orne). © TF1/LCIUn train régional reliant Caen à Tours a dû s'arrêter mardi après avoir heurté des plaques de béton posées sur la voie, près Alençon.
"Le TER parti de Caen à 16h21 à destination de Tours a heurté vers 17h30 des plaques de béton posées sur la voie et un agent du train a remarqué d'autres plaques sur l'autre voie, où circule le Tours-Caen", a expliqué un responsable de la direction régionale de la SNCF de Normandie. Une quarantaine de personnes se trouvait à bord du train, qui a dû s'arrêter, a précisé le porte-parole. Le train Tours-Caen s'est également arrêté, à Alençon. La reprise du trafic est intervenue vers 19 heures, selon la SNCF. Les faits ont eu lieu sur la commune de Vingt-Hanaps (Orne) à une quinzaine de kilomètres au nord d'Alençon.
Lien avec les arrestations ?
Une enquête de flagrance a été ouverte. "Il semble que les plaques de béton utilisées se trouvaient à proximité immédiate des lieux et qu'elles n'aient pas été transportées. Il s'agit apparemment de plaques qui servaient de caniveau", a expliqué la procureur de la République d'Alençon. "Il est prématuré de dire si cet acte de malveillance a un lien avec les arrestations qui ont eu lieu au niveau national", a-t-elle ajouté, en rappelant que la peine encourue pour des faits de cette nature allait jusqu'à 10 ans de prison.
De son côté, Laurent Beauvais, président PS de la région Basse-Normandie, a estimé, peu probable que cet acte de malveillance ait un lien avec ceux qui ont mené à des arrestations mardi. "Je n'ai pas beaucoup d'éléments. C'est une intuition mais je pense que la médiatisation des autres sabotages a donné des idées" aux auteurs, a-t-il déclaré. Quoi qu'il en soit, les gardes à vue de ces dix suspects d'un groupe d'ultra-gauche arrêtés mardi dans l'enquête sur des actes de sabotage contre le réseau SNCF ont été prolongées mercredi.
(D'après agence)
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