Sarkozy demande une réforme après le meurtre

Par D.H. (avec agence), le 13 novembre 2008 à 13h59 , mis à jour le 13 novembre 2008 à 22h43

Lors d'une réunion d'urgence à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a demandé jeudi au gouvernement une réforme de l'hospitalisation psychiatrique, après le meurtre d'un étudiant par un homme échappé d'un hôpital psychiatrique.

Urgence hôpital psychiatriquesUrgence hôpital psychiatriques © TF1/LCI

C'est un thème cher au président de la République. Il répète régulièrement sa volonté de défendre les victimes. "Moi, ma priorité, c'est les victimes", lançait-il encore mercredi soir lors d'une remise de décorations. Et ce n'est pas la première fois que Nicolas Sarkozy se saisit d'un fait divers pour revenir sur ce sujet sensible des crimes commis par des malades déclarés irresponsables. Face à l'émotion suscitée par le meurtre d'un étudiant, poignardé mercredi par un homme échappé d'un hôpital psychiatrique à Grenoble, et afin d'anticiper la polémique qui ne manquera pas de se rouvrir sur la prise en charge des malades psychiatriques, Nicolas Sarkozy a réuni ce jeudi après-midi en urgence les ministres de l'Intérieur, de la Justice et de la Santé à l'Elysée.

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Après près de deux heures de discussion sur ce dossier, le président a demandé à Michèle Alliot-Marie, Rachida Dati et Roselyne Bachelot  de lancer "sans délai" une réforme "en profondeur" de l'hospitalisation psychiatrique. Cette réforme devra permettre de "mieux encadrer les sorties des établissements", "améliorer la surveillance des patients susceptibles de représenter un danger pour autrui, dans le cadre notamment de la création d'un fichier national des hospitalisations d'office", et "clarifier le partage des compétences administratives dans le pilotage de ces dossiers", précise l'Elysée. Lors de cette réunion, Nicolas Sarkozy et ses trois ministres ont également décidé le lancement d'une enquête de l'Inspection générale des affaires sociales "qui rendra ses conclusions dans les 72 heures". "Cette mission aura pour objectif principal de déterminer les responsabilités de ce drame dans la perspective de sanctions éventuelles", conclut le communiqué de la présidence.

"Des sorties d'essai"

Mercredi, l'homme, qui souffrirait de schizophrénie, a fugué, pris un bus  pour Grenoble, acheté un couteau avant de frapper le premier passant venu, un étudiant de 26 ans. Le jeune homme est mort de ses blessures mercredi dans la soirée. Nicolas Sarkozy indique avoir appris avec "consternation" la mort de l'étudiant et "exprime sa sympathie très attristée aux parents et à l'entourage de la victime".

"Rien, en ce qui concerne l'équipe médicale, qui a observé ce patient ces derniers temps, ne laissait présager qu'il allait commettre des actes de la nature de ceux qui lui sont reprochés aujourd'hui", avait assuré mercredi soir directeur de l'hôpital de Saint-Egrève. Le malade mental n'avait pas d'autorisation de sortie pour mercredi mais pour les prochains jours,  les médecins comptaient lui accorder "des sorties d'essai", a précisé le directeur. Par le passé, l'agresseur avait déjà commis trois agressions du même  type, blessant grièvement trois personnes. L'hôpital a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête "interne" sur les circonstances de la sortie du patient, qui a été mis en chambre d'isolement après son interpellation.

Par D.H. (avec agence) le 13 novembre 2008 à 13:59
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19 Commentaires

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  • Laurent, le 13/11/2008 à 16h53

    Pourquoi accuser l'équipe médicale quand on sait que dans notre pays les gouvernement on abandonné ce secteur. On accuse la police, la justice, les enseignants, les médecins... J'aimerais vous y voir.

  • Claude, le 13/11/2008 à 16h49

    Il faut leur donner leur chance ....... c'est inhumain de laisser ce genre d'individu enfermé .....?? mais à part cela ne met on pas la vie d'un innocent en danger si il a la malchance de croiser un tel malade ....

  • Zouzette, le 13/11/2008 à 16h46

    Mes condoléances à la famille du jeune étudiant

  • Roger73, le 13/11/2008 à 16h43

    Toujours pareil en France pour agir ils faut des victimes toute ma sympathie aux parents

  • Albert, le 13/11/2008 à 16h38

    A lire l'article, on se demande si l'équipe soignante n'est pas aussi folle que le malade qu'ils ont laissé libre. Comment peut-on dire que rien ne présager cet acte alors qu'ils avait été interné pour les même faits ? C'est l'équipe soignante qu'il faut enfermé...

  • Eric76, le 13/11/2008 à 16h35

    Une fois de^plus ces quand il et trop tard que l on provoque une reunion,quand antisiperon t il les catastrophe un jour peu etre

  • Baboun, le 13/11/2008 à 16h26

    Responsable d'un service, nous accueillons des personnes handicapée par des troubles psychiques (scyzophrénie, bi-polarité). Par expérience, il ne faut pas réagir dans l'urgence sur des sujet aussi sensible mais plutot constater que la psychiatrie est le parent pauvre de la médecine.(évitons PAU et ses effets d'annonce) Combien de patient, combien de personnel, combien de lits? Les troubles psychiques n'ont été reconnu qu'en 2005. Nombreuse sont les familles dont un des parents souffre de troubles. Aucun signe extérieur, rien de présage d'un passage à l'acte violent. La faute de cette personne est lourde et doit être reconnu par la justice. Faire un procès est nécéssaire pour les parents de la personne tuée, mais aussi pour le malade qui se doit de regarder en face la réalité. C'est sur qu'il ne pourrra pas aller en prison, mais il doit rester enfermé dans un hopital le temps de la peine. restant à votre disposition

  • Nathalie, le 13/11/2008 à 16h14

    Pensez-vous au famille qui ont ou ont eu un proche atteinte de cette maladie, lorsque vous utilisé le terme de "déséquilibré", au lieu de tous simplement dire schizophréne ! Pour votre info, ces gens atteinte de cette maladie très dure à vivre, ne sont pas tous des "malades psychiatriques dangereux". Certains ont une vie de famille, un conjoint, des enfants et un travail ! Je vous demande de vous excuser, ou alors tous simplement de modifier votre texte ! Merci pour eux et pour nous !

  • Vic, le 13/11/2008 à 15h50

    Et voila, il faut un meurtre pour rassembler les 3 ministères! c est toujours la meme histoire!

  • Thomas, le 13/11/2008 à 15h39

    Bravo !!messieurs les psychiatres qui etes plus fous que vos patients pour libérer de tels assassins;TH

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