Bus de la RATP © TF1/LCIL'homme, chauffeur de bus à la RATP, avait été arrêté le 30 octobre près de la station RER de Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, par des policiers menant une enquête de voisinage au sujet de deux agressions sexuelles commises récemment dans le quartier. L'attention des enquêteurs avait été rapidement attirée par un individu au comportement suspect et dont l'apparence pouvait correspondre aux descriptions faites par les victimes. Ils procédaient alors à l'interpellation de cet habitant de Champigny-sur-Marne d'une quarantaine d'années, marié et père de deux enfants, inconnu des services de police, qui devait bientôt leur faire des aveux surprenants.
L'homme s'accuse en effet non pas d'une ou de deux, mais de 150 agressions similaires. Avec un mode opératoire toujours identique : il attendait la fin de son service et guettait les voyageurs. Une fois choisie sa future victime, il entamait la filature, en dissimulant son uniforme sous un blouson. Au moment propice, il l'agrippait, caressait ses parties génitales, puis s'enfuyait. Des agressions répétées, selon lui, au fil des pulsions qui pouvaient le saisir le soir, mais aussi en plein jour, et le poussaient à s'en prendre à des femmes, des jeunes filles ou des jeunes garçons. Et ce manège aurait duré dix ans...
Mis en examen le 1er novembre, à Créteil, l'homme a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire, avec obligation de se soigner et interdiction de se rendre à Saint-Maur-des-Fossés. Le parquet de Créteil, qui avait requis le placement en détention provisoire de l'agresseur présumé, a interjeté appel de la décision du juge de la liberté et de la détention. Les enquêteurs ont lancé un appel à témoins dans toute l'Ile-de-France pour essayer de recueillir des témoignages d'éventuelles autres victimes, et de déterminer leur nombre.
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