Image d'archives © TF1/LCIIl y a un an, le 25 novembre 2007, une collision à un carrefour entre une voiture de police et une mini-moto faisait deux morts à Villiers-le-Bel. Deux adolescents, Moshin et Lakami, âgés de 15 et 16 ans. S'en suivront trois jours d'émeutes d'une violence sans précédent. Pour la première fois, des armes à feu sont utilisées contre les forces de l'ordre. Une centaine de policiers est blessée. Une école, une bibliothèque, une antenne de police et des commerces sont détruits. Un mois plus tard, suite à un appel à témoins lancé par la police, une vaste opération est menée au cœur de cette cité de Seine-Saint-Denis. Un an plus tard, cinq informations judiciaires sont toujours ouvertes pour ces violences et 27 personnes ont été mises en examen dont cinq écrouées. Aucune enquête n'a été bouclée et aucun procès n'est en vue.
Emeutes de Villiers-le-Bel : cinq jeunes aux assises
Ils comparaissent à partir de lundi devant les assises du Val d'Oise, accusés d'avoir tiré sur des policiers en novembre 2007 lors d'émeutes qui ont suivi la mort de deux adolescents.
Publié le 20/06/2010
Villiers-le-Bel : la justice relance l'enquête
La justice a ordonné mercredi le réexamen de la responsabilité des policiers qui étaient en collision avec une mini-moto, tuant deux jeunes en 2007 à Villiers-le-Bel.
Publié le 07/04/2010
"Nous avons été reçus par le juge une fois. Depuis, pas de nouvelle. L'enquête va trop lentement. Cela me fait de la peine que la justice ne passe pas", a déclaré à l'afp Araf Sehhouli, le père de Moshin. Une expertise, demandée par le juge d'instruction en charge du dossier, et rendue publique en juillet par l'avocat des familles, maître Jean-Pierre Mignard (lire articles liés), laisse apparaître une version différente de la version policière jusque là retenue. Ainsi, s'il semble avéré que la voiture de police n'a pu voir la moto lui arriver dessus, il ressort que le véhicule roulait à plus de 60 km/h et sans gyrophare. Mardi, une marche silencieuse, à laquelle 700 jeunes ont participé, et une veillée avec des débats ont été organisées dans la ville pour rendre hommage aux deux garçons. Par prévention, la sécurité a été renforcée, fait-on savoir de source policière.
Situation toujours tendue
Depuis les évènements, l'antenne de police a été rouverte. Les policiers tentent de mettre fin à des bagarres récurrentes entre bandes de quartiers de la ville qui "débouchent quasi systématiquement sur des affrontements avec la police", selon le cabinet du préfet pour qui "ces actes hostiles sont plus fréquents en 2008". La bibliothèque Louis Jouvet incendiée pendant les violences a été remplacée par une nouvelle, baptisée "Aimé Césaire", inaugurée en septembre. L'école mitoyenne a été rasée et remplacée en mai par des pré-fabriqués en attendant l'ouverture d'une nouvelle école en 2010.
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A part l'école et la bibliothèque, rien n'a changé. La colère a laissé place à l'incompréhension. "On se demande où sont passés les gens qui avaient promis d'investir ici", remarque Thibaut Baka, un "grand frère" qui vient de monter une structure pour favoriser l'implantation d'entreprises à Villiers. Il souligne qu'il y a dorénavant une "étiquette Villiers-le-Bel" difficile à porter quand on demande un prêt à la banque ou qu'on envoie son CV.
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Emeutes de Villiers-le-Bel : cinq jeunes aux assises
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