Des policiers surveillent le secteur de la Tour Eiffel © TF1Comme c'est la tradition à chaque Saint-Sylvestre, des millions de badauds devaient envahir mercredi soir les rues dans toutes les villes de France pour fêter le passage à la nouvelle année. Et comme c'est la tradition, des débordements étaient à prévoir, et notamment des incendies de voitures. La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, avait par ailleurs expliqué mardi que le gouvernement prenait en compte le "contexte international", une allusion au conflit dans la bande de Gaza, qui est propice selon les spécialistes à des attaques terroristes, pour justifier de l'important dispositif de sécurité mis en place pour l'occasion.
Ainsi, au plan national, pas moins de 35.000 policiers et 50.000 pompiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité pour le réveillon. Seize hélicoptères devaient également être utilisés pour "surveiller les toits des immeubles". A Paris, pas moins de 7000 policiers, gendarmes, pompiers et militaires ont été mobilisés, contre 5600 la semaine dernière pour la nuit de Noël, a annoncé la préfecture de police.
Avant le réveillon, des consignes de fermeté avaient été données "pour dissuader et réprimer tous actes de violence qui viendraient gâcher l'esprit de fête devant prévaloir tout au long de la soirée dans la capitale", selon la PP. Et pour tempérer les ardeurs, les autorités avaient décidé qu'il n'y aurait pas de feu d'artifice le soir du 31 décembre à Paris. La vente de boissons à emporter tout comme la détention de bouteilles en verre étaient par ailleurs interdites sur les secteurs Champs-Elysées, Trocadéro et Champs de Mars de 22 heures à 5 heures du matin. La vente de carburants au détail dans des récipients transportables a été de même interdite à Paris du 29 décembre au 2 janvier et l'usage des pétards dans la capitale rigoureusement proscrit.
Les conseils de Jean-Louis Borloo
De plus, la PP a voulu faire de la "lutte contre les accidents de la circulation", souvent dus à l'alcool cette nuit-là, un "impératif". D'où des opérations de dépistage d'alcoolémie. La préfecture avait invité le public à ne pas se rendre dans Paris au moyen de véhicules personnels mais d'utiliser les transports en commun, gratuits sur le réseau francilien (RATP et SNCF) dès 17 heures et jusqu'au 1er janvier à midi. Surveillance renforcée également dans les moyens de transports.
Dans la perspective des fêtes de fin d'année, Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau, respectivement ministre de l'Ecologie et secrétaire d'Etat chargé des Transports, avaient lancé un appel à l'opinion, demandant aux Français "d'organiser leur retour de soirée" de façon à éviter de nouveaux drames sur les routes, liés à la consommation d'alcool. "Pour profiter en toute sécurité de ces moments de fête, j'appelle chacun à organiser son retour de soirée avant de sortir, en désignant celui qui conduit et qui ne boit pas. Rappelons également que la seule solution fiable est le recours à l'autocontrôle d'alcoolémie avec un éthylotest pour vérifier son aptitude à conduire en toute sécurité. L'éthylotest peut sauver des vies. Soufflez, vous saurez !", soulignait notamment Jean-Louis Borloo.
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