© sxc.huPour environ 300 vacanciers, le séjour de rêve dans une station des Hautes-Alpes, Les Orres, a tourné court. Il s'est achevé, à la veille des fêtes de Noël, par une évacuation en pleine nuit, suivie d'un relogement vaille que vaille dans des hôtels ou dans d'autres résidences de la station. Eurogroup Vacances, la société auprès de laquelle ils avaient réservé leur séjour à la résidence du Parc des Airelles, dont le siège est à Chambéry, promet de les rembourser intégralement. Mais ce n'est que le dernier épisode en date, et le plus catastrophique, d'un séjour bien mal entamé dès le début...
Dès leur arrivée, il y a une semaine, les premiers touristes ayant réservé dans le nouveau site de Bois Méan, aux Orres, avaient trouvé un bâtiment encore en chantier. Carrelages en cours d'achèvement dans certains logements, couloirs à terminer, éviers bouchés par des gravats, équipement électro-ménager non raccordé... sans compter les équipements vantés par la brochure qui brillaient par leur absence : indisponible, la salle de fitness annoncée ; inutilisables, la piscine ou le jacuzzi. Et des travaux qui se poursuivent, avec toutes les nuisances qui vont avec, notamment sonores. Plusieurs dizaines de familles avaient alors témoigné de cette arrivée pour le moins cauchemardesque dans les colonnes du Dauphiné Libéré.
"Nous sommes à cran"
Mais le cauchemar ne faisait que commencer : peu avant Noël, les occupants ont été réveillés en pleine nuit, vers 4 heures du matin. Branle-bas de combat et évacuation d'urgence : une chaudière menaçait d'exploser. Finalement, le pire a été évité, la chaudière a tenu, malgré d'inquiétants dégagements de vapeur, mais ce sont des tuyaux ont fini par lâcher, inondant certains appartements. Du coup, l'ensemble de la résidence devenait inhabitable. Car même si une partie des touristes évacués en pleine nuit ont pu regagner leur logement au matin, ils ont retrouvé une résidence privée d'eau courante.
Désormais, les touristes lésés réclament un remboursement. Ils ont déjà pu obtenir celui des cautions, mais se battent pour récupérer l'ensemble des frais engagés pour ce séjour calamiteux. "Nous sommes à cran et dans la détresse" raconte l'un d'eux dans les colonnes du Dauphiné Libéré. La société Eurogroup Vacances plaide la bonne foi, proposant de reloger ou d'indemniser entièrement les touristes qui le demandent, et se défaussant sur le promoteur, qui avait apparemment assuré que tous les travaux seraient achevés au 1er décembre. La mairie des Orres, solidaire des vacanciers déçus et furieux, a tenté de trouver d'autres solutions d'hébergement et a promis de "ne pas en rester là", envoyant déjà des courriers recommandés à l'hébergeur.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





