La route au bord de laquelle une femme a été gravement blessée par deux chiens, près de Montpellier (2 novembre 2008) © TF1/LCIOnt-elles menti aux enquêteurs ? Deux personnes supplémentaires, soit cinq au total, ont été placées en garde à vue vendredi dans l'enquête sur la mort d'une femme de 56 ans, tuée par des chiens début novembre près de Montpellier. Elles sont soupçonnées d'avoir donné une fausse version des faits dans leurs premiers témoignages et d'avoir tardé à contacter les secours, selon une source proche du dossier. Parmi ces cinq personnes, figure le patron de la casse automobile à proximité de laquelle la victime avait été agressée ainsi que le témoin qui l'avait découverte et avait alerté le Samu. Le propriétaire présumé des chiens sera présenté samedi au juge d'instruction pour homicide involontaire, selon une source judiciaire. Il risque de cinq à dix ans de prison en vertu de la loi du 20 juin 2008 qui a renforcé les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux.
Les gardés à vue sont soupçonnés d'avoir évoqué une attaque de chiens errants alors que des chiens du propriétaire de la casse pourraient être impliqués, selon la même source. Les enquêteurs sont venus récupérer ces chiens pour procéder à de nouvelles investigations, a-t-on ajouté de même source. David Charmatz, substitut du procureur général de la Cour d'appel de Montpellier, a confirmé à l'AFP des gardes à vue sans en préciser le nombre.
La victime, Nadia, était décédée dans la nuit du 2 au 3 novembre après avoir été attaquée dans la matinée du 2 par plusieurs chiens au bord d'une route, près du mobil-home où elle vivait dans un secteur isolé, sur la commune de Lattes près de Montpellier. Le dimanche 2 au matin, un automobiliste l'avait découverte à proximité de cette casse automobile où il se rendait, alors que deux chiens errants, selon son témoignage d'alors, s'acharnaient sur elle.
Après avoir fait fuir les bêtes, l'homme avait alerté le Samu qui avait pris en charge la victime souffrant de multiples morsures au niveau des mollets et des bras. Hospitalisée à Montpellier, elle avait été amputée des deux bras avant de faire deux arrêts cardiaques et de décéder. Une information judiciaire avait été ouverte le 5 novembre et au moins quinze chiens dont ceux de la casse ont été capturés depuis et ont fait l'objet de tests ADN.
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