Le petit Diango, deux jours, enlevé le 9 décembre 2008 à la maternité d'Orthez, dans les Pyrénées-Atlantiques © TF1/LCILa garde à vue de la ravisseuse présumée d'un bébé, deux jours après sa naissance à la maternité d'Orthez, a été prolongée jeudi de vingt-quatre heures, au lendemain de son interpellation. Les premières "expertises psychologiques et psychiatriques" vont être pratiquées dans la journée sur cette femme de 48 ans, mère de six enfants, pour "recueillir les premiers éléments sur sa personnalité" et tenter de déterminer ses "motivations", a précisé le procureur de la République Erick Maurel.
Selon les premiers éléments de l'enquête, depuis des mois, cette femme affirmait à ses voisins et à son frère qu'elle était enceinte. Après avoir commencé par nier devant les gendarmes être la ravisseuse, elle est passée aux aveux. A l'arrivée des gendarmes, la femme a présenté "un scénario en disant : c'est mon enfant, j'ai accouché à domicile", explique le commandant de la section de recherche de Pau. Mais son récit est devenu "très rapidement incohérent". Elle a ensuite fini par avouer que c'était un enfant qu'elle avait "pris à la maternité", explique-t-il.
Ses proches, eux, doutaient depuis plusieurs semaines de sa prétendue grossesse. Son frère, qui a alerté mercredi matin les policiers, craignait qu'elle "se livre à ce type d'actes". "Elle m'a expliqué qu'elle avait accouché chez elle, toute seule", raconte ce routier de 51 ans dans Le Parisien. Sa sœur, qu'il n'avait pas revue depuis septembre 2007, l'aurait contacté en juin dernier pour lui annoncer qu'elle allait "enfin avoir un bébé" et que l'accouchement était prévu "pour le mois de septembre, puis d'octobre. Début novembre, elle n'avait toujours pas accouché", explique-t-il dans le quotidien.
L'enfant a été bien traité
"Dans la nuit de mardi à mercredi, je savais que j'allais balancer ma sœur. (...) Aller voler un bébé, je n'admets pas ça. Le plus embêtant, c'est pour son mari. Je suis sûr qu'il n'était même pas au courant", poursuit-il dans Le Parisien. Les voisins de la ravisseuse présumée livrent la même version. "Elle nous avait dit, il y a cinq mois, qu'elle attendait un enfant", raconte l'une d'elle. "Mais comme elle a toujours été très corpulente, on ne pouvait jamais vraiment savoir", explique-t-elle dans le quotidien.
Selon les premières constatations, l'enfant a été bien traité et nourri avec du lait maternisé. Une information judiciaire devait être ouverte pour "enlèvement, détention et séquestration" d'enfant. "C'est un crime qui est passible de 20 ans de réclusion criminelle", a précisé mercredi le procureur. La mère du petit garçon avait constaté mardi vers 16h30 sa disparition en sortant de la salle de bain, où elle était occupée à prendre sa douche. Des témoins avaient vu une femme d'assez forte corpulence, de type européen, âgée de quarante à cinquante ans, les cheveux bruns et courts, vêtue d'un manteau noir, emmener le bébé.
D'après agence
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