Mis en examen pour avoir menacé de mort leur proviseure

le 30 décembre 2008 à 18h35 , mis à jour le 31 décembre 2008 à 07h56

C'est à l'issue d'un conseil de discipline pour absentéisme que ces deux lycéens de 16 et 17 auraient proféré des menaces. Une troisième élève a également fait l'objet d'une plainte.

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Deux lycéens de Nanterre, un jeune homme de 16  et une jeune fille de 17 ans, ont été mis en examen mardi par un juge des  enfants, notamment pour avoir menacé de mort leur proviseure. En garde à vue depuis lundi, ils ont été déférés devant le juge et mis en  examen pour "menaces de mort sur personne chargée de mission de service public,  et menace d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes", a précisé une source judiciaire. Une troisième élève avait fait l'objet d'une plainte par la proviseure du  lycée Joliot-Curie de Nanterre. Sa garde à vue avait pris fin lundi soir. Elle  sera convoquée devant le délégué du procureur.

Le rectorat de Versailles a évoqué des "propos outranciers, et  de menaces de mort devant témoin à l'encontre de la proviseure", et a ajouté qu'une plainte a également été déposée contre X, pour des dégradations survenues  au lycée dans la nuit du 19 au 20 décembre. "Cette affaire a pris une ampleur beaucoup trop grande", a regretté mardi le plus jeune des trois lycéens. Celui-ci avait été exclu définitivement du lycée le 19 décembre. C'est à l'issue de ce conseil de discipline pour absentéisme, que les trois lycéens -  l'élève exclu et deux déléguées des élèves - auraient proféré des menaces.

"C'est un leader, il servira d'exemple"

Le juge des enfants a également demandé une "mesure d'investigation et  d'orientation éducative", destinée à évaluer le besoin d'un suivi psychologique  pour l'élève exclu, a ajouté la même source judiciaire. La mère de l'élève a elle demandé un suivi psychologique  pour son fils. De son côté, la déléguée de classe mise en examen se dit victime d'une  "injustice". "Il n'y a eu aucune menace. Nous avons utilisé, dans une  discussion, la phrase : le lycée va brûler. La proviseure l'a écartée de son  contexte", a-t-elle déclaré.

"A l'issue de la sanction, la proviseure m'a dit : "de toute façon, c'est un  leader", et "il servira d'exemple"", affirme la mère du lycéen exclu. "Nous réfutons tout lien entre cette exclusion et la participation à un mouvement", a précisé le rectorat de Versailles. "Les sanctions éducatives ont été prises avec ce conseil de discipline. Dès lors qu'il y a des menaces envers les personnes, nous recommandons un dépôt de  plainte", a ajouté le cabinet du recteur.

le 30 décembre 2008 à 18:35
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