Retour en correctionnelle pour Kemi Seba

Par , le 22 décembre 2008 à 12h03 , mis à jour le 22 décembre 2008 à 12h12

Le fondateur du groupuscule noir radical Tribu Ka, accusé d'avoir agressé un vidéaste amateur vendredi soir, sera jugé en comparution immédiate cet après-midi à Paris.

TF1/LCI - Kemi Seba (à gauche), le fondateur de l'ex-Tribu KaKemi Seba (à gauche), le fondateur de l'ex-Tribu Ka © TF1/LCI

Retour devant le juge pour Kemi Seba. Le fondateur du groupuscule noir radical Tribu Ka, déjà condamné à plusieurs reprises pour antisémitisme et diffamation raciale, sera présenté lundi après-midi devant la 23e chambre correctionnelle de Paris dans le cadre d'une comparution immédiate pour "violences volontaires en réunion". Avec trois autres personnes, il est soupçonné d'avoir participé cette fois-ci à l'agression, vendredi soir, d'un vidéaste amateur, auteur d'un film critique sur sa vie.
 
Selon Ahmed Meguini, auteur de la vidéo "Kemi Seba, la vérité" qui circule sur internet, Kemi Seba et les trois personnes qui l'accompagnaient l'auraient roué de coups dans la soirée de vendredi, rue de Clignancourt à Paris (XVIIIe). Ahmed Meguini, qui dit avoir reçu des coups au visage, à la jambe et au bras, s'est vu délivrer sept jours d'Incapacité totale de travail (ITT). Kemi Seba "n'a frappé personne mais a été frappé", a affirmé au contraire,  lundi, son avocate, Me Isabelle Coutant-Peyre. "Mon client a été frappé à la tête par une personne qui accompagnait Ahmed Meguini, l'auteur de la vidéo", a soutenu l'avocate, selon laquelle Kemi Seba a été conduit à l'Hôtel-Dieu pour des examens pendant sa garde à vue.
  
De son vrai nom Stellio Capochichi, Kemi Seba a été condamné début novembre en appel à un an de prison avec sursis et 18 mois de mise à l'épreuve pour avoir reconstitué son groupuscule Tribu Ka, dissous en 2006. Il a aussi été condamné en octobre par le tribunal correctionnel de Paris à  4 mois d'emprisonnement avec sursis pour diffamation raciale. La Tribu Ka, accusée notamment d'antisémitisme, avait été dissoute par décret en Conseil des ministres paru le 29 juillet 2006 au Journal officiel, sur proposition du ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy.

Par Alexandra Guillet le 22 décembre 2008 à 12:03
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