Le TGV Atlantique. © TF1/LCI 
Des caténaires de la SNCF à nouveau victime de tirs
Une fois de plus, la SNCF est, avec ses usagers, victime. Car, c'est de nouveau un tir de carabine contre une caténaire près de Marcoussis qui est à l'origine d'un problème d'alimentation électrique qui a provoqué d'importants retards sur le TGV Atlantique dimanche. Si la thèse de l'acte malveillant était jusque là privilégiée, il pourrait en fait s'agir d'un accident de chasse. Lundi après-midi, le procureur de la République de Versailles, Michel Desplan, a en effet expliqué qu'un chasseur s'était présenté en début d'après-midi avec un autre chasseur à la gendarmerie de Saint-Arnoult-en-Yvelines où il a été placé en garde à vue.
Sa garde à vue a finalement été levée lundi soir, a annoncé la gendarmerie. L'homme, qui a reconnu avoir fait feu involontairement peu après 15 heures en direction d'une caténaire, "pourrait être poursuivi sur un plan civil", selon le commandant de la section de recherches de Versailles. "Cela reste néanmoins à l'appréciation du parquet", a ajouté le militaire. Le procureur de la République de Versailles a de son côté indiqué "qu'aucune décision n'avait été encore prise sur les poursuites judiciaires à donner à cette affaire". Il avait auparavant écarté "a priori, la thèse d'un acte de malveillance ou celle d'un attentat".
Le chasseur a reconnu avoir tiré dimanche vers un chevreuil, atteignant probablement la ligne SNCF située en contrebas. L'horaire correspond avec les premières chutes de tension sur la ligne. Les enquêteurs vont maintenant vérifier que le calibre des balles utilisées par le chasseur correspond avec l'impact sur la caténaire. Des retards de 20 à 45 minutes ont été observés sur des TGV reliant Paris au grand ouest dimanche entre 17h00 et 21h30. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait parlé dans un premier temps "d'un acte de malveillance (survenu) à quelques kilomètres de Marcoussis (Essonne) où s'était passé, il y a deux mois, un tir à la carabine".
| De 1h30 à 3h de retard pour cinq TGV au départ de Bordeaux |
Cinq TGV au départ de Bordeaux et à destination de Paris, Lille et Strasbourg sont partis lundi matin avec 1 heure 30 à 3 heures de retard en raison d'une panne d'alimentation électrique. Ces retards concernent 850 voyageurs. Les TGV ont été immobilisés sur le lieu de garage en gare de Bordeaux en raison d'une panne électrique non liée à une caténaire. Un premier train a pu partir à 4h40 vers Paris mais les suivants, dont les départs étaient prévus entre 5h13 et 6h33, ont eux été bloqués jusque vers 8h00, selon la même source. Cette panne n'a pas eu d'incidence sur le trafic régional, précise la SNCF. |
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