François Fillon. © TF1/LCI"La menace terroriste, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de le dire, elle est forte." Quelques heures après la découverte de 5 explosifs, sans système de mise à feu, dans le grand magasin parisien le Printemps-Homme (lire notre article), François Fillon a affirmé mardi soir, en marge d'une réunion à Matignon que "la menace terroriste (était) forte parce que la France est un pays engagé pour la défense de la liberté dans le monde, parce qu'elle a des forces engagées dans plusieurs territoires où justement nous luttons contre les organisations terroristes". "Je ne sais pas encore quelles sont exactement les responsabilités dans les faits qui ont été découverts au Printemps", mais, a-t-il ajouté, "ce que je peux dire simplement c'est que la France ne cèdera pas à la menace terroriste", avant de "remercier les Français qui font preuve dans cette situation d'un très grand esprit de calme et de responsabilité".
La ministre de l'Intérieur se veut plus rassurante : Michèle Alliot-Marie a insisté mardi soir sur France 3 sur le fait que la France n'était "pas plus (ni) moins menacée" que d'autres pays occidentaux, rappelant que le pays était "en Vigipirate rouge, ce qui veut dire que nous considérons effectivement cette menace avec sérieux". Si "notre rôle, c'est d'être toujours vigilant quelles que soient les circonstances", a noté Michèle Alliot-Marie, elle a relevé qu'il y avait "des moments qui sont un peu symboliques", telle que l'approche des fêtes de fin d'année.
Sécurité renforcée dans les grandes villes
Peu avant, elle avait annoncé, au Sénat, avant l'examen en première lecture du projet de loi rattachant la gendarmerie à son ministère au 1er janvier 2009, avoir "décidé un renforcement du dispositif de sécurisation à Paris et dans les grandes villes de province". Le dispositif avait déjà été renforcé depuis le début du mois de décembre, à l'approche des fêtes de fin d'année, notamment aux abords des grands magasins. Michèle Alliot-Marie a également indiqué qu'elle organiserait, mercredi à 11h45 place Beauvau, une rencontre avec les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, le préfet de police, les responsables des services de renseignements, des représentants de la RATP, de la SNCF, des Aéroports de Paris et des grands magasins.
Cinq bâtons de dynamite sans système de mise à feu ont été découverts mardi matin au magasin Le Printemps, dans le centre de Paris, à l'endroit précis indiqué dans une revendication parvenue le matin même à l'AFP exigeant le retrait des troupes françaises d'Afghanistan d'ici la fin février 2009 (lire : le texte de revendication). Le président Nicolas Sarkozy a appelé à "la vigilance" et la "fermeté" face au terrorisme, tout en soulignant qu'il fallait être prudent après la découverte des explosifs.
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