Des voyageurs piégés sous terre racontent "le chaos"

Par La rédaction, le 28 janvier 2009 à 12h40 , mis à jour le 28 janvier 2009 à 14h18

L'interruption du trafic sur le RER A, mercredi matin en pleine heure de pointe, a provoqué un véritable chaos dans la plus grande station parisienne, Châtelet-Les Halles.

Voyageurs piégés à la station Châtelet par un incident sur le RER A (28 janvier 2009)Voyageurs piégés à la station Châtelet par un incident sur le RER A (28 janvier 2009) © TF1/LCI

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> Les premières images de la cohue à Châtelet-Les Halles
> La pagaille filmée par un internaute de LCI.fr
 

C'était le pire moment de la journée pour un incident : entre 8 heures et 8h30. En pleine heure de pointe.  Des milliers d'utilisateurs du réseau de transport parisien se sont retrouvés bloqués mercredi à cause d'un incident sur la ligne A du RER qui a obligé à évacuer plusieurs trains. Les effets de ce blocage ont été multipliés sur cette ligne, qui traverse Paris d'est en ouest, très empruntée par les habitants de banlieue venant travailler à Paris ou traversant l'agglomération parisienne - une des principales artères du réseau de transport en commun parisien avec environ un million de passagers transportés par jour.

Plusieurs trains se sont arrêtés en gare mais trois ont été arrêtés dans les tunnels et leurs 3000 à 4000 passagers ont dû rejoindre à pied la station Auber. L'étroitesse des tunnels ne permettant qu'à une à deux personnes d'avancer de front, une longue file indienne s'est constituée le long des rames. Dans les trains suivants, des milliers de voyageurs devaient patienter sans information ou presque.

Des annonces contradictoires

Matthieu, qui se trouvait alors dans le RER A parti de Cergy, témoigne pour LCI.fr : "Le conducteur a fait une annonce en gare de Sartrouville : par suite de problèmes d'exploitation "en zone RATP", le trafic était perturbé et le train n'assurait plus le trafic voyageurs. Il nous a été demandé de descendre. Le quai était petit, coincé entre deux voies, et s'est trouvé rapidement bondé par les passagers descendant du train à deux étages. Un train est passé à vive allure sur l'autre voie, le souffle d'air était impressionnant : je me suis dit qu'on avait frôlé un accident". Faute d'information, nombre de passagers soupçonnaient alors un mouvement social sauvage. Mais le train devait finir par repartir, bondé, le nombre des passagers étant grossi par d'autres voyageurs en manque de moyen de transport.

Les scènes les plus impressionnantes devaient cependant être observées à la station Châtelet-les-Halles, où des milliers de voyageurs se sont retrouvés bloqués dans les couloirs parfois plus d'une heure. Plusieurs d'entre eux, interrogés à l'extérieur par LCI.fr, livraient des témoignages similaires : "C'était vraiment le chaos. On était bloqué, on ne savait pas où aller, et les informations se répétaient en boucle mais sans qu'on comprenne vraiment ce qui se passait". Dès 8h45, il était difficile de quitter les quais du RER à cette station : l'immense salle des échanges était alors noire de voyageurs qui attendaient de pouvoir franchir les portillons laissés ouverts pour fluidifier leur cheminement. Mais le plus dur était devant eux : les trois trottoirs roulants du premier grand couloir de la station, qui avaient été arrêtés, étaient envahis par une foule compacte. Les plus pressés n'hésitaient pas à cheminer sur les plaques de séparation des trottoirs roulants, à un bon mètre du sol.

Pendant ce temps les annonces se succédaient, évoquant un problème sur la voie alors que les écrans d'informations indiquaient "un problème de signalisation" à la station Auber. La RATP tentait d'organiser des parcours de dérivation. Mais il était déconseillé de prendre la ligne n°1 "saturée" pour gagner Charles de Gaulle Etoile. La RATP renvoyait les passagers vers la ligne 6 du métro via le RER B qui enregistrait alors, pour sa part, des retards de 10 à 25 mn pour cause d'incidents, selon le site de la régie de transports. Pour nombre des voyageurs, pris au piège dans les couloirs de la station, il aura fallu près d'une heure pour franchir quelques centaines de mètres jusqu'aux premières sorties.

Par La rédaction le 28 janvier 2009 à 12:40
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31 Commentaires

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  • Marmotte, le 28/01/2009 à 16h43

    Je comprends tout à fait le ras-le-bol des usagers...je suis actuellement en congé parental mais en temps normal je travaille à Paris et vit en province (à qq kms de la "frontière" avec l'Ile de France) et je m'offre 3h30 de transport quotidien...et quand on voit les prix pratiqués pour les services offerts en contrepartie, franchement, il y a de quoi râler!!! Le service de la SNCF sur la région parisienne a sa copie à revoir...

  • Fred, le 28/01/2009 à 16h35

    Tout à fait d'accord : DECENTRALISEZ LE TRAVAIL ! 1 Français sur 5 habite en Ile-de-France : c'est trop ! Beaucoup d'activités n'ont pas à être sur Paris !

  • Daniel, le 28/01/2009 à 16h33

    J'ai mis 2h pour arriver à mon bureau au lieu de 25min. La coincidence entre un tel incident et une veille de greve est surprenante, mais possible. Pour des salariés, quels moyens avons nous contre les abus de la RATP et de la SNCF ? un droit de greve on en use. Eux ils en abusent.

  • Loumy, le 28/01/2009 à 16h27

    Vive le teleworking :-)

  • Soterre, le 28/01/2009 à 16h25

    Et en plus, la RATP s'offre le luxe de faire grève demain jeudi ! c'est gonflé !!!!!!!!!!!

  • Soterre, le 28/01/2009 à 16h24

    Et en plus, la RATP s'offre le luxe de faire grève demain jeudi ! c'est gonflé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Elisabeth, le 28/01/2009 à 16h16

    Si le RER A était HS, le RER E qui permet à l'Est parisien de rallier Paris l'était également... (j'ai la chance de pouvoir rejoindre assez facilement l'un ou l'autre) en ce qui me concerne j'ai mis 3h30 pour arriver au travail et encore en voiture. Et demain on remet ça ! Si vous avez un boulot à me proposer à la campagne ou en Irlande : je prends.

  • Aurelie1979, le 28/01/2009 à 16h11

    Ce matin à 8 h 50 j'étais dans ce fameux couloir à Chaletet les Halles, et je peux vous dire que c'était horrible. On avait l'impression d'etre dans un film de science fiction, genre la fin du monde, l'APOCALYPSE !! fo pas etre clostro moi je vous le dis. Enfin ce sont les aléas des transports en communs de la région parisienne. On a tellement l'habitude, que ca en devient presque risible. BREF, je me demande que faire... venir de St Denis à Paris en Vélo ou en Scooter, j'en ai trop marre d'emprunter ces transports !!!!

  • François, le 28/01/2009 à 16h07

    Valérie, Avant de faire des commentaires depuis votre paisible ville de Dijon où vous avez la chance de pouvoir vivre sans être contrainte un jour de "monter" à Paris pour trouver du boulot je vous invite à venir nous accompagner pendant un certain temps afin de bien comrendre la galère des franciliens. Quand votre voiture tombe en panne vous pouvez la faire réparer. Dans la pire hypothèse, si elle est trop agée, vous pouvez profiter des primes actuelles pour en acheter une toute neuve. Les habitants de la région parisienne vivent cela tous les jours et ne peuvent que subir sans pouvoir réparer ou changer. Pourquoi s'étonner des conditions de plus en plus insupportables de circulation routière quand on prend conscience de ce que représentent les risques d'utilisation des transports en commun.

  • Cédric, le 28/01/2009 à 16h05

    Quelle pagaille ce matin, comme par hasard la veille d'une grève monstre. Il est clair qu'il y a un gros problème sur cette ligne de RER et globalement sur toute les lignes de RER sauf peut être la E. A Valérie de Dijon : Si ta voiture était en panne aussi souvent que le RER tu irais surement te plaindre chez ton concessionnaire.

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