Jean-Hugues Bourgeois, 29 ans, éleveur biologique de Teilhet, dans le Puy-de-Dôme, sujet à des menaces de mort pour le pousser à quitter la région © TF1-LCIL'homme d'une quarantaine d'années, interpellé mardi matin à Paris dans l'enquête sur les menaces et violences à l'encontre de Jean-Hugues Bourgeois, un jeune éleveur du Puy-de-Dôme, devait être mis en examen dans la soirée pour "menace de mort". Transféré mercredi à Riom, il a été présenté à un juge d'instruction devant lequel il a avoué avoir envoyé une lettre de "menaces de mort" à l'éleveur "début octobre", a déclaré le procureur de la République de Riom, Dominique de Bouclans. L'homme, "proche des milieux d'extrême droite" a été confondu par son empreinte digitale retrouvée sur le courrier. Placé sous contrôle judiciaire, il a interdiction de se rendre dans le Puy-de-Dôme. Toutefois, selon nos informations, de source policière, cet individu ne serait pas l'instigateur de toutes les menaces. "Il s'emble plutôt s'agir d'un Parisien qui a voulu faire une mauvaise blague en envoyant un courrier de menaces après avoir entendu parler de cette histoire dans le journal. Rien de plus".
Originaire des Hautes-Alpes, Jean-Hugues Bourgeois s'était installé début 2006 dans cette région des Combrailles pour y faire de l'élevage bio et des céréales. Il avait repris progressivement 50 hectares de très bonnes terres, ce qui lui avait valu plusieurs actes de vandalisme et des menaces de mort contre ses proches de la part d'inconnus.
Le 4 septembre 2008, le procureur de la République de Riom, Dominique de Bouclans, avait ouvert une information judiciaire contre X pour mort donnée volontairement à des animaux domestiques, destruction par incendie volontaire et menaces de mort sur sa fille. Découragé, le jeune agriculteur avait annoncé fin novembre sa décision de quitter le village après avoir vendu son troupeau de chèvres.
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