Voyageurs piégés à la station Châtelet par un incident sur le RER A (28 janvier 2009) © TF1/LCIPlus de 2 heures et demi d'interruption sur la ligne ferroviaire la plus empruntée au monde, avec plus d'un million de passagers transportés chaque jour : mercredi en fin de matinée, vers 11h10, le trafic a repris sur la ligne A du RER à Paris, soulageant les milliers de voyageurs en détresse qui étaient venus s'entasser dans les stations au coeur de la capitale en pleine heure de pointe.
A l'origine de cette grande pagaille, un rail cassé. L'interruption du trafic sur le RER A avait été annoncée vers 8h30, au moment où le plus grand nombre d'habitants de la banlieue parisienne se rendaient au travail. Le passage était impossible entre les gares de Nation et de la Défense.
Des "bulletins de retards" distribués par les agents de la RATP
Plusieurs milliers de passagers se retrouvaient bientôt bloqués dans la zone la plus centrale, à la station Châtelet. Là, les tapis roulant étaient bloqués et les gens peinaient à circuler dans les couloirs, marchant pour certains sur les rebords des escalators pour tenter d'emprunter une correspondance. Dans cette foule compacte, plusieurs personnes ont été prises de malaise. La ligne 1 du métro, que la RATP indiquait avoir renforcé, se retrouvait malgré tout rapidement saturée et les voyageurs se dirigeant vers l'ouest de Paris étaient invités à utiliser le RER B jusqu'à Denfert-Rochereau. Il leur fallait alors prendre la ligne 6 du métro, qui avait également été renforcée.
Finalement, le trafic a donc repris progressivement avant la mi-journée. A la station Nation, des fonctionnaires de la RATP distribuaient aux nombreux passagers des "bulletins de retards" expliquant qu'un "rail cassé" était à l'origine de l'incident.
Interrogé, en milieu de journée, sur France Info, le directeur général adjoint de la RATP, Yves Ramette, a indiqué qu'une expertise était en cours pour déterminer l'origine de l'avarie. "On pense plutôt à un défaut métallurgique", a-t-il déclaré, soulignant qu'il s'agissait d'un "incident technique extrêmement rare". Il s'est défendu de tout défaut de réactivité de la régie de transport après de l'incident. Pour lui, la RATP a au contraire fait la "démonstration d'une bonne organisation". Il a fait valoir qu'après ce type d'avarie, il n'y avait "pas d'autres solutions que de réparer in situ".
D'après agence
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