Image d'archives © TF1/LCIVoilà une dizaine de jours que le petit Ilyès est mort à l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, à Paris, victime d'une erreur de perfusion. Une disparition qui a aussitôt entraîné la mise en examen de l'infirmière concernée, avec interdiction d'exercer sa profession, et qui a provoqué une vive polémique autour des conditions de travail des personnels hospitaliers. Mais la cause de l'erreur mortelle pour le jeune garçon - du chlorure de magnésium injecté en lieu et place d'une solution de réhydratation - fait toujours l'objet d'une enquête.
Mort d'Ilyès : l'AP-HP mise en examen
L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris a été mise en examen en tant que personne morale pour "homicide involontaire" dans l'enquête sur la mort fin 2008 du petit Ilyès liée à une surdose de chlorure de magnésium lors d'une perfusion.
Publié le 10/11/2009
A en croire RTL, les membres de la police judiciaire auraient fait récemment une découverte qui pourrait éclairer l'affaire d'un jour nouveau. Aucune commande de chlorure de magnésium n'aurait été passée par l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul. Le produit aurait-il donc été livré par erreur ? La réponse se trouve peut-être à la pharmacie centrale, qui approvisionne en médicaments tous les hôpitaux de Paris. Vendredi soir, l'Assistance publique-hôpitaux de Paris, qui fait état des premières conclusions de l'audit interne de ses services, a en tout cas précisé qu'"un problème dans le circuit d'acheminement du médicament à l'intérieur de l'hôpital serait à l'origine du décès du petit [Ilyès] le 24 décembre dernier". "A l'intérieur de l'hôpital, il y a eu un problème entre la pharmacie et les services, un problème de livraison", a déclaré, samedi, sur France 3 et sur France info, le directeur des affaires juridiques et des droits des patients de l'AP-HP, Jean-Marc Morin.
Polémique autour des flacons et étiquettes
Conséquence, "constatant d'ores et déjà un dysfonctionnement collectif et sans attendre les conclusions complètes de l'audit, le directeur général, souhaitant que l'AP-HP assume son entière responsabilité, vient de demander au juge d'instruction que l'AP-HP, en qualité de personne morale, soit mise en examen", ajoutait le communiqué de l'AP-HP publié vendredi.
Un manque de clarté des étiquettes, un entretien insuffisant du matériel et des locaux lié à la "fermeture" prévue de l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul ainsi que les conditions de travail ont également été pointés du doigt par les syndicats. Selon la Coordination nationale infirmière, qui comprend aussi bien des professionnels salariés qu'une minorité de libéraux, "les rappels sur les jours de repos et les heures supplémentaires accumulées des professionnels augmentent et la vigilance de ces soignants peut être parfois altérée (...) Si preuve est faite que l'infirmière n'est pas seule responsable, toute la chaîne des responsabilités devra être condamnée y compris celle de l'administration et cela au plus haut degré". Mais ces arguments sur les conditions de travail des personnels hospitaliers ont été réfutés par le gouvernement.
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