La banque devant laquelle a été agressée une employée de banque le 21 janvier 2009, à Paris © TF1/LCIRideaux baissés ce mardi pendant une heure dans les agences de la Bred, et même au siège de la banque. Les syndicats et la direction avaient décidé ensemble de fermer entre 11 heures à midi, afin de rendre hommage à l'employée poignardée à mort la semaine dernière devant une agence Bred du XXe arrondissement à Paris.
Le jour des funérailles, qui n'est pas précisé, une fermeture identique sera observée. La direction du réseau Bred (groupe Banque populaire) a confirmé ces mesures en précisant que des affichettes seraient apposées sur les 320 agences du réseau, qui compte 3600 salariés à Paris, en Normandie et dans les départements d'outre-mer.
Un agresseur aux propos "incohérents et décousus"
La victime, Jamila Azarkan, âgée de 32 ans, avait été attaquée mercredi dernier en pleine rue. Elle s'accordait une pause cigarette peu avant midi devant la banque lorsqu'elle avait été frappée d'un coup de couteau par un client qui avait pris la fuite, avant d'être arrêté par la police et placé en hôpital psychiatrique. Selon les premiers éléments de l'enquête, le meurtrier présumé voulait récupérer de l'argent d'une assurance vie souscrite dans cette banque et avait eu plusieurs altercations téléphoniques à ce sujet avec la banque. Il avait été placé dans un premier temps en garde à vue à la 2e division de police judiciaire, mais son état avait rapidement nécessité un transfert à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris "tant ses propos étaient incohérents et décousus", selon les sources proches de l'enquête.
Selon le secrétaire du CE de la Bred, Gilles Desseigne, délégué du syndicat Unsa, la victime "avait reçu une formation spécifique pour répondre aux agressions et aux situations de conflit". La fédération CFDT des banques et la CFTC du groupe Banque populaire, ont néanmoins évoqué des "tensions quotidiennes avec la clientèle, exacerbées par la crise financière" et une "pression commerciale exercée sur le personnel". La CFTC a critiqué "les procédures à rallonge, le contrôle permanent et le manque de souplesse", des méthodes qui "dégradent la relation de confiance qui était la base de notre métier et entraîne la montée en puissance des incivilités".
D'après agence
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