© TF1-LCI/R.BousquetA 18 ans, elle est accusée du meurtre d'une amie et la police l'interroge depuis la fin de la semaine. Cette lycéenne de Rouen, qui a reconnu avoir tué à coups de couteau et de marteau une élève de son âge, a fait l'objet d'une mesure d'hospitalisation d'office après avoir été examinée par un psychiatre. Le praticien a conclu qu'elle souffrait d'un "syndrome dépressif" accompagné "d'idées suicidaires".
Le drame s'est produit jeudi au domicile de la jeune fille soupçonnée de l'homicide, dans le quartier résidentiel Saint-Gervais, dans l'ouest de Rouen. Il a été découvert vers 17 heures par sa mère. Le corps sans vie de la victime, portant de multiples plaies, gisait sur le lit de la suspecte, recouvert d'une couette. La mère a aussitôt alerté la police qui a interpellé peu après la jeune fille qui avait quitté le domicile familial. Placée en garde à vue dans les locaux de l'Hôtel de police de Rouen, elle a reconnu avoir tué cette amie à la suite "d'une rivalité amoureuse", selon le parquet.
Les aveux de la lycéenne
Les deux jeunes filles qui étaient scolarisées en terminale dans le même lycée se seraient retrouvées en début d'après-midi jeudi au domicile de la suspecte. Elles se seraient vivement querellées, la suspecte reprochant à son amie de lui avoir pris son petit ami. A un moment de l'altercation, dans la cuisine, la suspecte aurait frappé sa rivale de nombreux coups de couteau portés dans la partie haute du corps et d'un ou plusieurs coups de marteau à la tête. Elle aurait ensuite traîné le corps dans sa chambre où elle l'aurait déposé sur son lit et recouvert de la couette.
Les policiers poursuivaient samedi leurs investigations auprès de l'entourage familial et amical des deux jeunes filles et notamment auprès du petit ami. Le parquet a ordonné une autopsie du corps de la victime qui doit être pratiquée lundi à l'Institut médico-légal de Rouen. A son issue, le parquet devrait ouvrir une information judiciaire vraisemblablement pour homicide volontaire et saisir un juge d'instruction. Ce dernier pourra se transporter à l'hôpital pour signifier une mise en examen à la jeune fille ou attendre sa sortie de l'établissement.
Selon le parquet, de nouvelles expertises pourraient ensuite être ordonnées, dans le courant de l'instruction, pour savoir si son discernement était altéré ou aboli au moment du meurtre.
D'après agence
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