Image d'archives © TF1Le FLNC-Union des combattants a revendiqué, lundi, dans un communiqué authentifié adressé à la station de radio France Bleu Frequenza Mora, une série d'attentats et "d'opérations commandos" perpétrés en Corse au cours des six derniers mois, et appellé "à combattre et à abattre" l'exécutif de la Collectivité territoriale corse (CTC). L'organisation indépendantiste dénonce ainsi les "marionnettes" aux mains desquelles se trouve, selon elle, la CTC dominée par la majorité UMP, "les arrangements de politiciens véreux" ou encore "l'interface entre détournement du politique, gras projets immobiliers et influence affairiste et crapuleuse".
Le Padduc, "tromperie intellectuelle et politique" ?
L'organisation clandestine armée estime que "la conception" du Plan d'aménagement et de développement durable (Padduc), élaboré par le Conseil exécutif de la CTC et bientôt examiné par l'Assemblée de Corse, est "une tromperie intellectuelle et politique". "La rédaction de ce Padduc met en évidence la satisfaction d'intérêts particuliers de quelques élus appartenant à ce même exécutif", ajoute le FLNC-UC pour qui ce plan "a pour objectif de livrer la terre corse à la vente et au capital prédateur".
Le président (UMP) de l'Assemblée de Corse, Camille de Rocca Serra, a jugé "affligeantes" les menaces ainsi formulées. "C'est affligeant pour la Corse et pour la démocratie, j'ai toujours privilégié la confrontation des idées à l'affrontement des hommes", a-t-il déclaré.
Le mouvement clandestin s'en prend aussi "à la répression policière, judiciaire et administrative qui s'abat sur un grand nombre de Corses et n'a rien à envier à certaines méthodes et périodes de régimes fascistes". "Cette répression généralisée démontre que la France en Corse, ce n'est surtout pas le pays des droits de l'homme", estime-t-il.
14 attentats en 6 mois
Les attentats revendiqués par le FLNC-UC ont visé neuf villas appartenant à des particuliers et trois entreprises dont l'entrepôt d'un supermarché Géant Casino à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) en juillet. Les deux "opérations commandos" ont visé les propriétaires de deux villas proches d'Ajaccio qui avaient été ligotés et abandonnés dans le maquis pendant que les inconnus posaient leurs engins explosifs. Une des villas, dans le golfe de Lava, dont les propriétaires sont qualifiés dans le communiqué de "racistes anti-corses", avait été détruite fin septembre. La forte charge déposée dans la seconde, à Bastelicaccia, en novembre, n'avait pas explosé.
D'après agences
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