Image d'archives © TF1Une enquête administrative sur le décès fin décembre d'un patient, qui n'avait été transféré vers un lit en réanimation que six heures après un malaise cardiaque, confirme que ce décès n'était pas lié à un manque de places dans la région, a affirmé lundi le ministère de la Santé. Cet homme de 57 ans, habitant à Massy, avait été pris en charge après un malaise par le Smur puis les urgences de Longjumeau (Essonne). Son décès était ensuite intervenu lors d'un transfert vers un hôpital parisien, disposant d'un lit en réanimation libre. Les médecins régulateurs avait indiqué que la recherche de ce lit avait nécessité plusieurs heures. Face à la montée de la polémique, la ministre Roselyne Bachelot avait demandé à l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) de mener une enquête.
Une note intermédiaire de l'Igas, dont le Parisien cite le contenu lundi, montre que "la question n'était pas celle d'un manque de lits de réanimation, ni celle d'un défaut ni d'un retard dans la transmission de l'information", a déclaré le directeur général de la Santé, Didier Houssin, lors d'une conférence de presse. Selon l'Igas, un premier lit disponible pour accueillir le patient aurait été localisé après environ une demi-heure.
Mais "la question était bien plutôt celle de l'évolution de l'état clinique du patient et de la nécessité qui est apparue de disposer d'un lit de réanimation, mais aussi d'une possibilité de coronarographie en urgence", a estimé Didier Houssin. Il fallait donc "quelque chose de plus que seulement un lit de réanimation, ce qui effectivement créait une situation nouvelle qui est apparue en cours de prise en charge", a-t-il ajouté.
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