Arrestation par la police (image prétexte) © LCILes affrontements entre bandes ont augmenté en janvier, mais pas explosé. Par rapport au mois de décembre de l'année dernière, la sous direction de l'information générale (SDIGE, les ex-Renseignements généraux) a recensé 26 affrontements, soit une hausse de 11% en un mois. En région parisienne, la Seine-et-Marne (six faits), le Val-d'Oise et l'Essonne (quatre faits chacun), ont été les départements les plus touchés. Sur les 23 affrontements enregistrés en Ile-de-France, soit 79% des faits constatés, dix sont des rivalités ponctuelles, dix des oppositions de quartiers, deux sont un différend lié aux stupéfiants et un cas est lié à une rivalité amoureuse. Les six faits recensés en régions, dont "deux rivalités de quartiers et quatre règlements de comptes", l'ont été, à parts égales, dans le Finistère, la Seine-Maritime et le Var.
152 personnes ont été interpellées en janvier à l'occasion de ces affrontements, contre 110 en décembre 2008, soit une augmentation de 38,18%. Il s'agit d'"une hausse, pas d'une explosion", relève-t-on vendredi au ministère de l'Intérieur, où l'on souligne que "la hausse la plus spectaculaire est celle des interpellations". La hausse du nombre d'interpellations atteint 28,71% en Ile-de-France (130 en janvier 2009 contre 101 en décembre 2008), et 144,44% en régions (22 contre 9).
La batte de base-ball à la mode
La SDIGE note également que des armes ont été utilisées "dans 69% des cas", mais il s'agit le plus souvent d'armes "par destination", telles que des battes de base-ball. Quant aux endroits privilégiés par les bandes pour s'affronter, il s'agit de la "voie et des lieux publics", indique la SDIGE. Ces affrontements "s'expliquent souvent par les coups que nous portons dans les cités contre les trafics et l'économie souterraine", commente le porte-parole du ministère de l'Intérieur Gérard Gachet.
"L'action des GIR (groupes d'intervention régionaux) a permis de tripler les saisies de drogues dans les cités", explique-t-il, tandis que les Unités territoriales de quartier (UTEC) "patrouillent quotidiennement dans les cités sensibles", poursuit-il. "Tout cela fait que des bandes qui faisaient la loi sur certains territoires sont dérangées par l'action de la police et (en) recherchent un autre où elles s'affrontent à des bandes déjà existantes", ajoute-t-on Place Beauvau.
D'après agence
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