© TF1-LCIDepuis le 24 septembre, les policiers de la 2ème division de police judiciaire enquêtaient, dans le cadre du plan contre les vols à main armée, sur une série de vols très violents commis au préjudice de huit hommes seuls âgés de 19 à 65 ans. Mardi, quatre jeunes de 19 à 20 ans ont été arrêtés à la cité Curial et placés en garde à vue. Vendredi soir, ils ont été mis en examen pour "vols, vols avec armes, extorsions avec armes et extorsions accompagnés de violences ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de 8 jours, le tout en bande organisée, et séquestration suivi de la libération de la victime avant le septième jour". Des qualifications criminelles passibles de vingt ans de prison.
C'est grâce à l'exploitation de données de téléphonie mobile et à une empreinte retrouvée chez une victime qu'ils ont pu être confondus et interpellés. Agissant souvent par trois, les agresseurs, le visage encagoulé ou dissimulé par une écharpe, abordaient leurs victimes dans la rue puis les suivaient à leur domicile. Une fois sur place, ils n'hésitaient pas à les ligoter, les menacer avec une arme de poing, les gifler, les frapper. Ils faisaient ensuite main basse sur les biens de leurs victimes, téléphones portables, consoles de jeux, argent et cartes bancaires, n'hésitant pas à devenir très violents pour leur extorquer le code confidentiel pour retirer ensuite de l'argent.
"Ils m'ont foutu quasiment à poil"
Interrogé sur France info, un jeune homme a raconté avoir été braqué par trois hommes à la sortie d'un cinéma quai de Loire dans le 19e arrondissement de Paris et conduit dans la cave d'un immeuble voisin. "Leur objectif, c'était d'avoir mes codes de carte bancaire pour tirer de l'argent avec. Pour bien être sur que je donnais les bons codes, à trois, ils se sont acharnés à coups de crosse de revolver sur le crâne. Il m'ont brûlé une cigarette sur la peau et m'ont tordu un doigt et ont failli le casser. Ils m'ont foutu quasiment à poil à quatre pattes avec une tentative de viol. Ils ont simulé mon exécution à l'arme à feu en pointant le canon du revolver sur la nuque", a-t-il raconté.
L'agression lui a occasionné une interruption totale de travail de 30 jours. Un autre homme a également été frappé violemment et s'est vu prescrire 20 jours d'ITT.
(D'après agence)
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