Un policier abattu à la Courneuve, le 21 février 2009 © LCIUn policier en civil a été tué samedi soir de deux balles dans la tête à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, alors qu'il n'était pas en service. Domicilié en Seine-et-Marne, le policier appartenait à la brigade de sûreté urbaine de Seine-Saint-Denis. Agé d'une trentaine d'années, avait deux enfants et travaillait au commissariat de La Courneuve. Les faits se sont déroulés vers 21h30 à proximité du carrefour des "Quatre Routes". Il s'agit de l'avenue Jean Jaurès, un quartier qui ne se trouve pas dans une cité "sensible" et dont les abords ont été bouclés par les forces de l'ordre.
Le brassard de fonction du policier a été retrouvé non loin de son corps. En revanche, son arme de service, qu'il semblait bien porter sur lui, selon les premières constatations, a disparu. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris. "Toutes les hypothèses sont ouvertes : règlement de comptes, bagarres d'après boire, affaires financières", a-t-on indiqué de source policière.
Mystère sur les circonstances de la rixe
Le secrétaire national adjoint du syndicat Alliance (deuxième syndicat de gardiens de la paix), Fabien Modicom, a expliqué samedi soir sur place que son collègue s'était retrouvé "dans une rixe", qu'il portait bien "son brassard de la police sur lui" et avait "dû intervenir en précisant sa qualité de policier", sans toutefois préciser les circonstances de cette "rixe". Il n'a pas pu indiquer si les coups de feu mortels avaient été tirés avec l'arme de service du policier décédé. Interrogé sur le passé et le contexte de travail de son collègue, Fabien Modicom a ajouté qu'il s'agissait de "quelqu'un sans histoires".
Dimanche matin, Loïc Lecouplier, secrétaire zonal du syndicat de police Alliance pour la Seine-Saint-Denis, a apporté quelques précisions : il s'agirait d'"une rixe qui opposait des individus d'origine pakistanaise". L'un des agresseurs "se serait emparé de l'arme de service" du policier, qui "aurait été abattu par sa propre arme". La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie s'est rendue sur place. Elle est restée environ 30 minutes sur les lieux et n'a fait aucune déclaration.
D'après agence
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