Image d'archives © TF1-LCIUne lettre reprenant les menaces récemment formulées contre le président Sarkozy et plusieurs personnalités, mais sans balle et complétée d'un court texte, a été reçue jeudi à l'Agence France-Presse, après la réception d'un courrier semblable par le sénateur UMP de Lozère Jacques Blanc.
Le courrier reçu à l'AFP, une enveloppe kraft sur laquelle figure un cachet en date du 4 mars avec un code correspondant à Montpellier, selon un enquêteur, ne contenait pas de balle, mais une languette de papier portant la mention: "On ne mets pas les munitions 9mm para voir srpj les 1000 combattants" (sic). Le sénateur UMP de Lozère Jacques Blanc, qui avait déjà reçu un courrier de menaces le 27 février, a également été destinataire mercredi d'une lettre comparable, selon une source proche de l'enquête.
Les menaces de mort, accompagnées d'une balle, reçues ces derniers jours par plusieurs personnalités, dont le président Sarkozy, étaient signées "les 1000 combattants Cellule 34". Le texte complémentaire accompagnant la lettre parvenue à l'AFP fait notamment référence à Jacques Blanc, indiquant: "on sait bien que c'est les psy de la police et des autres services de l'état qui t'on demandé de nous faire passer pour des cinglés" (sic).
"N'importe qui est susceptible de récupérer le contenu de la lettre initiale sur internet"
De source proche de l'enquête, on notait que l'enveloppe kraft, portant une étiquette blanche et postée à Montpellier ressemble aux courriers antérieurs, ce qui conduit à prendre ces nouveaux envois au sérieux. Mais, notait cependant avec prudence un enquêteur, "n'importe qui est susceptible de récupérer le contenu de la lettre initiale sur internet".
Un homme de 47 ans a été interpellé mercredi à son domicile à Montpellier dans l'enquête sur l'envoi de lettres de menaces de mort, accompagnées d'une balle de 9 mm, à Nicolas Sarkozy, ainsi qu'à plusieurs ministres, élus ou responsables de l'UMP, au PDG de TF1 et à France Télévisions.
La garde à vue de cet homme, un informaticien militaire de réserve qui conteste être l'auteur de ces courriers anonymes, a été prolongée jeudi, a indiqué le parquet de Paris reconnaissant qu'il n'y avait "pas d'élément de preuve à ce stade" contre lui. Cette garde à vue est susceptible de durer jusqu'à 96 heures au maximum.
(D'après agence)
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