© sxc.huL'histoire se passe à Nice. Fin janvier, une adolescente de 14 ans est admise au service de psychiatrie juvénile d'un établissement hospitalier de la ville, la Fondation Lenval, pour des problèmes d'anorexie. Durant quatre semaines, faute de lit disponible, la jeune fille a dormi sur un matelas à même le sol, avant de se voir attribuer un lit, à la faveur du départ d'un patient. Un fait dénoncé mardi par sa famille, mais qui n'a pas été démentie par la direction de l'établissement. "Lorsque nous nous sommes étonnés de cette situation auprès du personnel, on nous a répondu que le service manquait de lits et qu'il fallait attendre", a raconté son beau-père, Eric Quenelle, au micro de France Bleu Azur.
Bernard Lecat, directeur de la Fondation Lenval, a indiqué qu'il ne pouvait "ni confirmer ni infirmer ce cas précis" mais qu'il arrivait "assez régulièrement à l'établissement de manquer de lits au point de devoir trouver des solutions". "C'est possible qu'un tel cas se soit produit, même si la durée de quatre semaines me paraît énorme", a-t-il précisé. Avant d'ajouter : "S'il faut choisir entre refuser l'admission d'un adolescent en danger et le recevoir dans des conditions hospitalières déficientes, j'assume la seconde solution".
Avec une vingtaine de lits, le service de pédo-psychiatrie de Lenval est l'unique structure des Alpes-Maritimes à recevoir des adolescents en urgence, a rappelé le directeur de l'établissement. Délégué syndical CGT au comité d'entreprise de la Fondation, Danielle Santini a indiqué de son côté ne pas avoir eu écho de ce cas précis mais a affirmé "qu'il était fréquent et désormais chronique de recourir à ce type d'organisation car depuis des années, la psychiatrie infantile manque de lit dans le département".
(D'après agence)
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